National Legislation on Labour and Social Rights
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Employment protection legislation database
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Application des politiques et des programmes d’orientation et de formation professionnelles. Collaboration avec les partenaires sociaux. Dans son précédent commentaire, la commission avait pris note des activités de l’Institut national de coopération éducative (INCE), qui fournissait des services de formation permanente par le biais de 21 associations civiles régionales. La commission priait le gouvernement de continuer de la tenir informée sur les activités d’orientation professionnelle menées par l’INCE. Dans le rapport reçu en août 2008, le gouvernement fait part de la mise en place de la mission sociale Che Guevara ainsi que de la création de centres de développement endogène qui ont mis en application un vaste plan de formation pour le travail et l’insertion professionnelle. Sur la base d’un nouveau modèle économique, le but est de permettre aux travailleurs en situation de chômage structurel et aux jeunes d’acquérir un métier et de développer pleinement leur personnalité. Le gouvernement informe la commission de l’adoption du décret ayant nature, valeur et force de loi, en date du 15 juillet 2008, destiné à promouvoir et développer la petite et la moyenne industrie ainsi que des unités de production sociale. La commission prend note qu’en vertu du décret ayant nature, valeur et force de loi, du 14 mai 2008, l’INCE est devenu l’Institut national de coopération éducative socialiste (INCES). La commission remarque que, selon les observations reçues en septembre 2008 de la part de la Fédération vénézuélienne des chambres et associations du commerce et de la production (FEDECAMARAS), il n’existerait pas de représentation tripartite au sein du conseil d’administration de l’INCES. Les employeurs se sont vu imposer une contribution équivalant à 2 pour cent du salaire normal payé au personnel travaillant pour des personnes physiques ou morales ne relevant pas de l’Etat et fournissant un emploi à cinq travailleurs ou plus. La contribution des travailleurs correspond à un pourcentage moyen (0,5 pour cent) de leurs revenus annuels (art. 14, 15 et 17 du décret susmentionné). Dans son étude d’ensemble de 2004, la commission avait fait part de sa conviction qu’un large dialogue social est le meilleur garant de l’efficacité des politiques de promotion d’un emploi productif et de la mise en valeur des ressources humaines. Une participation accrue des représentants des organisations d’employeurs et de travailleurs est non seulement indispensable à la mise en œuvre efficace des mesures nécessaires, mais elle peut également contribuer à une amélioration de la qualité du dialogue social (paragr. 495 et 437 de l’étude d’ensemble de 2004 intitulée «Promouvoir l’emploi»). Conformément à l’article 5 de la convention, les politiques et les programmes d’orientation et de formation professionnelles seront élaborés et appliqués en collaboration avec les partenaires sociaux. La commission prie le gouvernement de l’informer de la façon dont, conformément à l’article 5 de la convention, la collaboration des organisations d’employeurs et de travailleurs est assurée afin de développer le système d’orientation professionnelle et d’assurer une coordination efficace entre les initiatives visant à favoriser l’orientation et la formation professionnelles et les objectifs de la politique de l’emploi, en tenant compte des facteurs mentionnés aux paragraphes 2 à 4 de l’article 1 de la convention. La commission invite le gouvernement à inclure des rapports, des études et enquêtes, des données statistiques, etc., sur les politiques et programmes visant à promouvoir l’accès à l’éducation, à la formation et à l’apprentissage tout au long de la vie des personnes ayant des besoins spécifiques, telles que les jeunes, les personnes peu qualifiées, les personnes handicapées, les migrants, les travailleurs âgés, les populations autochtones, les minorités ethniques, les personnes en situation d’exclusion sociale, ainsi que des travailleurs des petites et moyennes entreprises, de l’économie informelle, du secteur rural et des travailleurs indépendants (paragraphe 5 h) de la recommandation (no 195) sur la mise en valeur des ressources humaines, 2004).
[Le gouvernement est invité à répondre de façon détaillée aux présents commentaires en 2010.]
1. Se référant à sa demande directe de 1998, la commission prend note des informations contenues dans le rapport du gouvernement qu’elle a reçu en octobre 2003. La commission renvoie à ses commentaires de cette année sur la convention (no 122) sur la politique de l’emploi, 1964, et sur la convention (no 140) sur le congé-éducation payé, 1974, dont l’application est étroitement liée aux mesures prises en vue de la mise en valeur des ressources humaines.
2. Le gouvernement indique que, dans le cadre de la loi organique de décembre 2002 sur le système de sécurité sociale, a été adopté un régime de prestations en matière d’emploi qui prévoit entre autres des programmes et services consultatifs, de médiation, d’information et d’orientation professionnelle, et qui promeut la formation en vue de l’insertion dans le marché du travail. De plus, depuis 1999, la Direction de la formation professionnelle est chargée de définir les orientations et les mécanismes permettant de relier éducation, formation professionnelle et formation à l’échelle de l’entreprise aux demandes et tendances du marché du travail, et de relier les plans et programmes de développement aux qualifications professionnelles les plus recherchées. De son côté, l’Institut national de coopération éducative (INCE) fournit des services de formation permanente par le biais de 21 associations civiles régionales. La commission saurait gré au gouvernement de continuer de l’informer, dans son prochain rapport, sur les relations qui sont établies entre, d’une part, les politiques et programmes d’orientation et de formation professionnelles et, de l’autre, l’emploi et les services publics de l’emploi (article 1 de la convention). Prière en particulier d’indiquer le nombre de personnes qui bénéficient des activités d’orientation professionnelle prévues dans le régime de prestations en matière d’emploi, et de donner un complément d’information sur les activités de l’INCE.
3. La commission prend note avec intérêt des activités de formation qui sont prévues dans le cadre de la loi de mars 2001 sur la création, la promotion et le développement du système de microfinancement. Le gouvernement indique aussi dans son rapport que l’INCE, avec l’aide de la Société allemande de coopération technique (GTZ), propose aux microentreprises un programme qui a pour but de donner une vision globale de l’entreprise et du contexte de ses activités, et de développer les capacités nécessaires pour créer et gérer de façon compétente une microentreprise. La commission espère que le gouvernement continuera de l’informer sur les mesures prises pour reconnaître et renforcer le rôle fondamental que jouent les petites et moyennes entreprises dans la formation et l’utilisation des ressources humaines (voir aussi la recommandation (nº 189) sur la création d’emplois dans les petites et moyennes entreprises, 1998).
4. D’une manière générale, la commission saurait gré au gouvernement de joindre à son prochain rapport des extraits de rapports (par exemple celui de l’INCE) et des données statistiques et autres sur les politiques et programmes de formation qui visent les catégories de la population qui ont besoin d’une aide particulière en matière de formation et d’orientation professionnelles - entre autres -, jeunes qui souhaitent entrer dans le marché du travail, femmes chefs de famille, handicapés ou personnes de plus de 45 ans.
La commission note que l'accord tripartite conclu en décembre 1997 permettra que la formation et l'orientation professionnelles soient au centre des préoccupations et jouent un rôle essentiel dans la promotion de l'emploi et dans l'amélioration de la qualité de l'emploi et de la productivité de l'entreprise. Se référant à ses commentaires sur l'application de la convention (no 88) sur le service de l'emploi, 1948, et sur la convention (no 122) sur la politique de l'emploi, 1964, la commission prie le gouvernement de fournir dans son prochain rapport des indications sur les points suivants.
1. Prière d'apporter des informations sur l'application de l'accord tripartite de 1997 et sur les activités de l'INCE afin de garantir l'établissement d'une relation étroite entre l'orientation et la formation professionnelles et l'emploi comme le prévoit l'article 1, paragraphe 1, de la convention.
2. Prière d'indiquer si des progrès ont été accomplis dans l'application des dispositions de l'article 3, paragraphe 3, de la convention.
3. Prière d'indiquer la manière dont sont étendus progressivement les systèmes d'orientation professionnelle (article 3) en joignant des données sur l'application de la convention en ce qui concerne les groupes particuliers de la population auxquels se réfère la Partie VI du formulaire de rapport.
La commission a pris note du rapport du gouvernement et des informations qu'il contient en réponse à sa précédente demande directe. Elle saurait gré au gouvernement de continuer de fournir, dans son prochain rapport, des informations détaillées sur l'application pratique de la convention en se référant en particulier aux points suivants.
1. Le gouvernement fait état dans son rapport d'un programme coordonné entre l'INCE et le ministère du Travail visant à assurer une relation plus étroite entre les programmes de formation et de qualification et les dispositifs d'insertion dans le travail. Prière de fournir des informations sur la mise en oeuvre de ce programme ainsi que sur toute nouvelle mesure qui serait prise ou envisagée afin d'établir, "en particulier grâce aux services publics de l'emploi une relation étroite entre l'orientation et la formation professionnelles et l'emploi", conformément à l'article 1, paragraphe 1, de la convention.
2. La commission note les conclusions de l'étude portant sur la modernisation de l'INCE. Prière de continuer de fournir des informations sur les mesures de modernisation et de décentralisation de l'INCE prises à la suite de cette étude. Prière de continuer de communiquer les données statistiques et les rapports relatifs aux activités de l'INCE.
3. La commission note les indications relatives aux activités d'information sur l'emploi du Service national de l'emploi. Prière de fournir également des informations sur les activités d'orientation scolaire et professionnelle destinées aux enfants et aux adolescents. Prière d'indiquer si des progrès ont été accomplis dans l'application des dispositions de l'article 3, paragraphe 3, de la convention.
La commission note avec regret que le rapport n'a pas été reçu. Elle espère qu'un rapport sera fourni pour examen par la commission à sa prochaine session et qu'il contiendra des informations complètes sur les points soulevés dans sa précédente demande directe, qui était conçue dans les termes suivants:
1. Le gouvernement indique que la coordination entre l'INCE et les différents ministères intéressés s'effectue de manière informelle. Prière de préciser la manière dont est établie, "en particulier grâce aux services de l'emploi", la "relation étroite entre l'orientation et la formation professionnelles et l'emploi" requise par l'article 1, paragraphe 1, de la convention. La commission note qu'une commission composée de représentants de différents ministères, ainsi que de représentants d'organisations d'employeurs et de travailleurs, a été chargée d'une étude de la modernisation de l'INCE. Prière de fournir des informations sur les travaux de cette commission, ses conclusions et, le cas échéant, l'action entreprise en conséquence de celles-ci.
2. La commission prend note des données statistiques relatives à l'exécution des programmes de formation de l'INCE selon leur type et leur niveau. Prière de continuer à fournir des informations détaillées sur le contenu des programmes réalisés, en précisant la manière dont ils tiennent compte des facteurs mentionnés aux paragraphes 2 à 4 de l'article 1 de la convention.
3. La commission constate que le rapport du gouvernement ne contient pas les informations demandées sur l'effet donné aux dispositions de l'article 3 de la convention. Se référant à ses demandes antérieures, elle saurait gré au gouvernement de décrire les mesures visant à assurer une information complète et une orientation aussi large que possible aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Prière de décrire le type d'information disponible à cette fin et de communiquer des spécimens de la documentation disponible. Prière, en particulier, de communiquer un exemplaire du manuel d'orientation professionnelle dont le gouvernement indiquait dans son rapport de 1987 qu'il était en préparation.
La commission a pris note du rapport du gouvernement reçu en juin 1990 qui contient des informations en réponse à sa précédente directe. Elle constate cependant que le rapport dû en 1991 n'a pas été reçu et saurait gré au gouvernement de fournir des informations complémentaires sur les points suivants:
La commission constate que le rapport du gouvernement, reçu en mai 1988, ne contient pas d'informations particulières sur l'application de la convention. Elle espère qu'un rapport sera fourni pour examen par la commission à sa prochaine session et qu'il contiendra des informations complètes sur les points soulevés dans sa demande directe de 1988, qui était conçue dans les termes suivants:
La commission a pris note du premier rapport du gouvernement sur l'application de la convention. Elle saurait gré au gouvernement de fournir dans son prochain rapport des informations détaillées sur les points suivants:
1. Dans le document du ministère de l'Education intitulé "Brève description du système éducatif vénézuelien", Caracas, 1985, (communiqué par le gouvernement dans son rapport), il est précisé que "divers programmes de formation et de perfectionnement sont développés au moyen d'actions directes (ministère de l'Education et INCE) et indirectes (INAGRO, INAPET, INCATUR, INCATEX, INPROSEG, INCAPEN et INSBANCA)". La commission saurait gré au gouvernement de décrire les résultats atteints par les actions directes et indirectes susmentionnées ainsi que le contenu des programmes qui ont été réalisés en indiquant pour chacun d'eux la manière dont on a pris en considération les facteurs mentionnés aux paragraphes 2 à 4 de l'article 1 de la convention.
2. La commission saurait gré au gouvernement d'indiquer comment est assurée la coordination efficace entre le ministère de l'Education, l'INCE et le ministère du Travail. La commission prie le gouvernement de communiquer des extraits de rapports, des études et enquêtes, des données statistiques, etc., sur les programmes et activités de l'INCE.
3. Article 2. La commission a pris note des dispositions du décret no 604 du 8 mars 1980 portant homologation des études effectuées et approuvées pour les diplômés du programme national d'apprentissage de l'INCE, avec celles de l'éducation primaire et secondaire (cycle de base et cycle diversifié). Prière d'indiquer le nombre de jeunes gens qui ont pu entrer sur le marché du travail à la suite de cette mesure.
4. Article 3, paragraphe 1. La commission a pris note avec intérêt de la stratégie commune en faveur de la population handicapée mise en oeuvre par le ministère du Travail. Prière de continuer à fournir des informations à cet égard. Prière également d'indiquer les mesures qui assurent qu'une information complète ainsi qu'une orientation aussi large que possible soient dispensées à tous les enfants et adolescents.
5. Article 3, paragraphes 2 et 3. Le gouvernement indique dans son rapport qu'il prépare actuellement un manuel relatif à l'orientation professionnelle. La commission veut espérer que le gouvernement prendra en considération lors de la préparation dudit manuel les dispositions pertinentes de la convention et qu'il communiquera prochainement copie de ce manuel.
6. Article 4. Prière d'indiquer les résultats obtenus par le programme national de bourses-salaires, mentionné par le gouvernement dans son rapport, et de fournir des informations sur les autres mesures adoptées ou prévues pour assurer que les systèmes de formation professionnelle répondent aux besoins changeants des individus, ainsi qu'à ceux de l'économie et des différentes branches de l'activité économique.
La commission espère que le gouvernement fera tout son possible pour prendre les mesures nécessaires dans un très proche avenir.