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Demande directe (CEACR) - adoptée 2025, publiée 114ème session CIT (2026)

Afin de donner une vue d’ensemble des questions relatives à l’application des conventions ratifiées sur l’inspection du travail et l’administration du travail, la commission estime opportun d’examiner conjointement les conventions no 81 (inspection du travail) et no 150 (administration du travail).
Réformes concernant le système d’inspection du travail. Législation. La commission note que, en réponse à son commentaire précédent, le gouvernement fait référence à la promulgation du Règlement sur la sécurité et la santé au travail en 2023 et à l’adoption par le ministère du Travail (MoL) des instructions relatives aux procédures d’inspection des activités économiques par les inspecteurs du MoL pour l’année 2021, des instructions relatives aux conditions et procédures de contestation des décisions et procédures d’inspection par le MoL pour l’année 2021 et des instructions relatives aux conditions, qualifications et classification technique des inspecteurs du MoL pour l’année 2021. La commission prend également note de l’indication du gouvernement selon laquelle un manuel des procédures d’inspection du travail a été adopté en 2022 afin d’améliorer le processus de surveillance et d’inspection et d’en réglementer les procédures. Ce manuel décrit le cadre juridique applicable aux inspections et consolide les procédures d’inspection. La commission prend note de ces informations, qui répondent à sa demande précédente.

Inspection du travail: convention n o  81

Articles 1, 2 et 3 de la convention. Contrôle des conditions de travail et protection des travailleurs dans les zones économiques spéciales (ZES). La commission note que, en réponse à sa demande précédente, le gouvernement indique que l’Autorité de la zone économique spéciale d’Aqaba (ASEZA) et le ministère du Travail ont signé un mémorandum en 2001, qui a été modifié en 2006. Selon ce mémorandum, le ministère du Travail, par l’intermédiaire de sa Direction du travail dans la région, continue d’administrer les affaires du travail, tandis que l’ASEZA contrôle dans quelle mesure les employeurs et les travailleurs respectent les conditions de recrutement et d’emploi spécifiées dans la législation en vigueur dans la zone. Le gouvernement fournit également des données sur les activités d’inspection du travail menées par l’ASEZA, indiquant qu’il y a six inspecteurs dans la ZES d’Aqaba, avec 1 603 infractions enregistrées en juillet 2024 et 65 affaires renvoyées devant les tribunaux. Le gouvernement indique également que 2 147 travailleurs expatriés ont été reconnus coupables d’infractions. En ce qui concerne les activités du ministère du Travail dans la ZES, le gouvernement indique que la Direction du travail d’Aqaba compte 7 inspecteurs qui ont effectué 648 visites, enregistré 169 infractions et émis 359 avertissements en 2023. Tout en prenant note de ces informations, la commission prie le gouvernement de fournir des précisions supplémentaires sur la nature des infractions enregistrées par l’ASEZA et le ministère du Travail dans la ZES, y compris les dispositions spécifiques de la loi en vertu desquelles les travailleurs expatriés ont été reconnus coupables d’infractions, ainsi que la nature et le montant des sanctions imposées. La commission prie également le gouvernement d’indiquer s’il existe une coordination entre le ministère du Travail et l’ASEZA dans leurs activités d’inspection et prie le gouvernement de préciser les dispositions légales appliquées par l’ASEZA dans la ZES.
Articles 10 et 11. Ressources humaines et matérielles de l’inspection du travail. La commission note que, en réponse à sa précédente observation, le gouvernement indique que le ministère du Travail a nommé 12 inspecteurs pour la période 2021-2024 et qu’il s’efforce d’en nommer 17 autres. Selon le gouvernement, il y a actuellement 192 inspecteurs (199 en 2017). En ce qui concerne les ressources matérielles allouées aux inspecteurs, le gouvernement indique que ceux-ci ont été équipés d’appareils photo pour enregistrer les différentes étapes de l’inspection. En outre, depuis le lancement du système d’inspection électronique en 2022, les inspecteurs utilisent des tablettes pour saisir les données relatives aux visites d’inspection effectuées. En ce qui concerne la planification stratégique de la conformité, le gouvernement fait également référence à l’approche des inspections fondée sur les risques et à l’obligation, introduite par les instructions relatives aux procédures d’inspection des activités économiques par les inspecteurs du ministère du Travail pour l’année 2021, d’élaborer des plans d’inspection annuels et des programmes de travail mensuels basés sur la classification des risques des établissements. Notant que le nombre d’inspecteurs du travail continue de diminuer, la commission prie le gouvernement de poursuivre ses efforts afin de garantir que l’inspection du travail dispose des ressources humaines nécessaires à l’exercice efficace de ses fonctions. Elle prie également le gouvernement de continuer à fournir des informations sur les mesures spécifiques prises pour le recrutement de nouveaux inspecteurs du travail.
Article 16. Fréquence et rigueur adéquates des inspections pour garantir le respect des normes. La commission note que la section 6 des Instructions relatives aux procédures d’inspection des activités économiques par les inspecteurs du ministère du Travail pour l’année 2021 prévoit la possibilité pour les entités économiques de procéder à des auto-inspections et indique que le ministère du Travail rendra une décision précisant les critères à suivre dans de tels cas. La commission prie le gouvernement de fournir des informations complémentaires sur la procédure d’autoinspection, en indiquant les domaines couverts, le suivi assuré par les inspecteurs et toute décision d’application adoptée par le ministère du Travail.
Articles 20 et 21. Rapports annuels d’inspection du travail. La commission note que le rapport d’inspection du travail pour 2023 est disponible sur le site Web du ministère du Travail. La commission note en outre que le rapport contient des informations sur le nombre de visites d’inspection et le nombre d’infractions détectées. La commission prie le gouvernement de fournir des informations sur les mesures prises pour garantir que les rapports annuels d’inspection du travail sont publiés et transmis à l’OIT, conformément à l’article 20, et pour veiller à ce qu’ils contiennent toutes les informations énumérées à l’article 21 de la convention.

Administration du travail : convention n o  150

Article 3 de la convention. Questions de politique nationale du travail réglées par le recours à des négociations directes entre les organisations d’employeurs et des travailleurs. La commission note que, en réponse à son commentaire précédent, le gouvernement indique que pour la période 2014-2024, 39 conventions collectives sectorielles ont été conclues, couvrant 6 secteurs d’activité économique. La commission prend note de cette information et renvoie à son observation formulée au titre de la convention sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949 (no 98).
Article 4. Organisation et fonctionnement efficace du système d’administration du travail. En ce qui concerne la coordination des inspections du travail entre l’ASEZA et le ministère du Travail, la commission renvoie à son observation formulée ci-dessus au titre de la convention (no 81) sur l’inspection du travail, 1947. La commission note également que le ministère du Travail fait actuellement l’objet d’un processus de restructuration. La commission prie le gouvernement de fournir des détails sur les mesures adoptées à cet égard et sur leur incidence sur l’organisation et le fonctionnement effectif du système d’administration du travail.
Article 5. Consultation, coopération et négociation entre les autorités publiques et les organisations d’employeurs et de travailleurs. En réponse à la demande précédente du la commission, le gouvernement fournit des informations sur les réalisations du Conseil économique et social au cours de la période 2009-2023 et pour le premier semestre 2024. La commission prend note de ces informations, qui répondent à sa demande précédente.

Demande directe (CEACR) - adoptée 2014, publiée 104ème session CIT (2015)

Article 3 de la convention. Questions de la politique nationale du travail réglées par le recours à la négociation directe entre les organisations d’employeurs et de travailleurs. La commission note l’indication du gouvernement selon laquelle, en ce qui concerne les négociations directes entre les organisations d’employeurs et de travailleurs, environ 50 conventions collectives ont été signées au sein d’entreprises en 2014. Elle prend également dûment note de l’indication du gouvernement selon laquelle, au niveau des secteurs d’activité, une convention collective a été signée dans le secteur du textile en 2013. La commission prie le gouvernement de continuer à fournir des informations sur toute convention collective adoptée au niveau des secteurs d’activité.
Article 4. Coordination et efficacité du système d’administration du travail. La commission prend note des informations contenues dans le programme par pays de promotion du travail décent (PPTD) pour 2012-2015, selon lesquelles le BIT a effectué en mai 2011 un audit relatif à l’inspection du travail et à la migration concernant le fonctionnement de l’Autorité de la zone économique spéciale d’Aqaba (ASEZA), laquelle a identifié diverses déficiences, notamment dans la coordination entre l’ASEZA et le ministère du Travail. A cet égard, la commission note que, dans le cadre du PPTD, le BIT collabore actuellement avec l’ASEZA en vue de l’aider à restructurer ses mécanismes d’inspection du travail ainsi que sa gouvernance en matière de migration. La commission prie le gouvernement de fournir des informations sur les mesures qu’il prend actuellement afin d’assurer la coordination entre l’ASEZA et le ministère du Travail en vue du fonctionnement efficace du système d’administration du travail.
Article 5. Consultations, coopération et négociations entre les autorités publiques et les organisations d’employeurs et de travailleurs. La commission note que la loi no 117 sur le Conseil économique et social de 2007 stipule que ledit conseil doit être composé de représentants des organisations d’employeurs et de travailleurs, de même que de représentants d’organisations de la société civile (conformément à l’article 7). En vertu de l’article 14 de la loi, le secrétaire général du conseil doit rédiger tous les six mois un rapport d’activité. Dans le cadre de la mission qu’il s’est fixée, le conseil se réunit tous les deux mois et œuvre à la promotion du dialogue social sur toutes questions concernant les citoyens de Jordanie. La commission prie le gouvernement de fournir des informations sur les activités du Conseil économique et social, notamment sur les questions traitées et sur l’impact de ses travaux. Elle prie également le gouvernement de fournir copie des rapports d’activité rédigés par le secrétaire général du conseil.

Demande directe (CEACR) - adoptée 2010, publiée 100ème session CIT (2011)

La commission prend note des informations communiquées par le gouvernement dans son rapport reçu le 2 septembre 2009 en réponse à ses commentaires antérieurs ainsi que la documentation reçue en avril 2010. Elle le prie de fournir un complément d’information sur les points suivants.

Articles 2 et 4 de la convention. Contrôle de l’exercice des activités d’administration du travail déléguées à une organisation de travailleurs. Dans son commentaire antérieur, la commission avait noté que l’éducation des travailleurs, qui figurait parmi les tâches les plus importantes du ministère et dont l’exercice était assuré par les instituts qui en dépendaient, est désormais déléguée à la Fédération générale des syndicats. Elle avait demandé au gouvernement de fournir des précisions sur ces activités ainsi que sur les modalités d’exercice de ces activités. La commission constate que le gouvernement ne fournit aucune précision permettant d’apprécier la manière dont l’organisation syndicale s’acquitte de ses responsabilités en matière d’éducation des travailleurs (contenu, structures, accessibilité aux travailleurs, organisation, durée et modalités, etc.).

Il est prévu à l’article 4 que tout Membre qui ratifie la convention devra, de façon appropriée aux conditions nationales, faire en sorte qu’un système d’administration du travail soit organisé et fonctionne de façon efficace sur son territoire, et que les tâches et les responsabilités qui lui sont assignées soient convenablement coordonnées. La commission saurait gré au gouvernement de fournir dans son prochain rapport des informations aussi détaillées que possible sur la manière dont les activités d’éducation des travailleurs sont assurées par l’organisation syndicale susvisée, en précisant les domaines couverts, les modalités d’exécution et les objectifs et résultats de ces activités. Elle le prie de compléter ces informations par une appréciation de la qualité des prestations fournies par l’organisation au titre de la délégation de ces activités.

Article 3. Questions de la politique nationale du travail réglées par le recours à la négociation directe entre les organisations d’employeurs et de travailleurs. En réponse au commentaire antérieur au sujet des activités relevant de la politique nationale du travail qui seraient réglées par négociation directe entre les organisations d’employeurs et de travailleurs, le gouvernement a fourni des informations se rapportant aux organes de consultation tripartite tels que visés par l’article 5. La commission voudrait en conséquence inviter le gouvernement à se référer au paragraphe 58 de l’étude d’ensemble de 1997 de la Commission sur l’administration du travail, dans lequel il pourra trouver des éclairages sur le sens de l’article 3. Les conventions collectives y sont mentionnées comme un moyen important de création de normes du travail, exemple illustrant de manière particulièrement pertinente le règlement par négociation directe entre les organisations d’employeurs et de travailleurs de questions relevant en principe de la politique du travail. Sous réserve de ne pas édicter des règles inférieures à celles prescrites par la loi, les conventions collectives peuvent compléter les textes législatifs et réglementaires dans des domaines déterminés. Ces normes de travail peuvent être par la suite adoptées et complétées par le législateur. La négociation des conventions collectives relève essentiellement de la compétence des partenaires sociaux, mais les pouvoirs publics peuvent intervenir pour l’extension de leur champ d’application. Dans son étude d’ensemble de 1994 intitulée «Liberté syndicale et négociation collective: Promotion de la négociation collective», la commission se réfère à l’article 4 de la convention (nº 98) sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949, aux termes duquel «des mesures appropriées aux conditions nationales doivent, si nécessaire, être prises pour encourager et promouvoir le développement et l’utilisation les plus larges des procédures de négociation volontaire de conventions collectives entre les employeurs et les organisations d’employeurs, d’une part, et les organisations de travailleurs, d’autre part, en vue de régler par ce moyen les conditions d’emploi». Le gouvernement est prié de fournir, à la lumière de ces indications, des informations sur toute activité relevant de la politique nationale faisant partie des questions qui seraient réglées par le recours à la négociation directe entre les organisations d’employeurs et de travailleurs, et de communiquer copie de tout document pertinent, tel que, notamment, de conventions collectives d’entreprise, de branche ou de secteur.

Article 4. Coordination et efficacité du système d’administration du travail. La commission note que la copie de l’organigramme du système d’administration du travail communiquée en avril 2010 est illisible et que le gouvernement n’a pas fourni les informations demandées dans le commentaire antérieur sur l’effet donné à cette disposition de la convention. La commission appelle à nouveau l’attention du gouvernement sur les paragraphes 19, 20 et 21 de la recommandation no 158 au sujet des formes que peut prendre la coordination visée par cet article de la convention et le prie de communiquer au BIT une copie lisible de l’organigramme du système d’administration du travail, y compris de ses structures extérieures, et d’indiquer en outre de quelle manière il est assuré que les tâches et les responsabilités assignées à chacun des organes du système sont convenablement coordonnées.

 Article 5. Coopération tripartite. Notant la communication du texte du statut du Conseil économique et social (CES) et de la loi no 48 de 2008 portant modification du Code du travail, la commission prie le gouvernement de fournir dans son prochain rapport des informations sur le fonctionnement dans la pratique du CES (questions traitées, avis formulés, suites données à ces avis, etc.) ainsi que tout document pertinent, tels des extraits de rapport de ses travaux au cours de la période couverte.

 Article 7. Extension des fonctions d’administration du travail de manière à couvrir des catégories de travailleurs non salariés. Tout en notant que le champ d’application du Code du travail modifié englobe désormais les travailleurs agricoles et les travailleurs domestiques, la commission voudrait préciser à son attention que l’objectif de cette disposition de la convention est de promouvoir l’extension des fonctions d’administration du travail à des catégories de travailleurs qui ne sont pas des salariés et dont une liste indicative est fournie aux alinéas a) à d). La commission prie en conséquence le gouvernement d’indiquer les mesures prises pour inclure progressivement ces catégories ou d’autres catégories de travailleurs non salariés dans le champ des fonctions du système d’administration du travail et de communiquer tout texte ou document pertinent.

Article 10. Ressources humaines et matérielles du système d’administration du travail. Notant que, selon le gouvernement, le budget alloué à l’administration du travail représente 36 pour cent du budget gouvernemental, la commission lui saurait gré de communiquer dans son prochain rapport des précisions sur la répartition de ces ressources entre les organes d’administration du travail et des informations sur la composition, le statut et les conditions de service du personnel qui y exerce, ainsi que sur ses qualifications et sa formation.

Le gouvernement est prié de décrire également les moyens matériels mis à la disposition de ce personnel pour l’exercice de ses fonctions.

Point IV du formulaire de rapport. Informations à caractère pratique sur le fonctionnement des organes de l’administration du travail. Tout en notant la communication dans le cadre des obligations liées à la convention (no 81) sur l’inspection du travail, 1947, du rapport annuel de l’inspection du travail sur l’évolution dans la pratique de cette institution, la commission saurait gré au gouvernement de communiquer des extraits de tous rapports ou informations périodiques présentés par d’autres organes de l’administration du travail au cours de la période couverte par le prochain rapport sur l’application de la présente convention.

Demande directe (CEACR) - adoptée 2006, publiée 96ème session CIT (2007)

La commission prend note avec intérêt du premier rapport du gouvernement, de la législation communiquée ainsi que du rapport annuel du ministère du Travail pour l’année 2004. Elle saurait gré au gouvernement de fournir, en vue de lui permettre d’apprécier le niveau d’application de la convention, un complément d’information et de documentation sur les points suivants.

1. Article 2 de la convention. Délégation d’activités d’administration du travail à des organisations de travailleurs. La commission note que l’éducation des travailleurs, autrefois l’une des tâches les plus importantes du ministère et exercée à travers ses instituts, dépend désormais de la compétence de la Fédération générale des syndicats. La commission saurait gré au gouvernement de donner des détails sur le contenu des activités déléguées ainsi que sur les modalités d’exercice de ces activités.

2. Article 3. Activités relevant de la politique nationale du travail et réglées par la négociation directe entre organisations d’employeurs et de travailleurs. La commission saurait gré au gouvernement d’indiquer si des activités relevant de la politique nationale du travail sont réglées par négociation directe entre les organisations d’employeurs et de travailleurs et de fournir, le cas échéant, copie de tout texte pertinent.

3. Article 4. Coordination et efficacité du système d’administration du travail. La commission note que l’autorité de la formation professionnelle et l’autorité générale de la sécurité sociale sont responsables de la formulation de politique générale, tandis que le Diwan de la fonction publique est responsable de la formulation de politique générale dans le domaine de la fonction publique. Elle appelle l’attention du gouvernement sur les paragraphes 19, 20 et 21 de la recommandation no 158 au sujet des formes que peut prendre la coordination visée par l’article 4 de la convention et le prie de communiquer une copie de l’organigramme du système d’administration du travail et d’indiquer en outre de quelle manière il est assuré que les tâches et les responsabilités assignées à chacun des organes du système d’administration du travail sont convenablement coordonnées, de manière à assurer un fonctionnement efficace de celui-ci.

4. Article 5. Coopération tripartite. La commission note que, selon le gouvernement, le tripartisme est assuré à travers la composition des conseils nationaux tels que l’autorité de la formation professionnelle, l’autorité générale de la sécurité sociale et les commissions spécialisées dans la promulgation de la législation, ainsi que, notamment, par la Commission consultative nationale pour le projet de dialogue social, la Commission nationale pour le dialogue social et le Conseil économique et social. La commission saurait gré au gouvernement de communiquer copie des textes portant création, attributions et fonctionnement de ces organes et de préciser les différents niveaux national, régional, local ou d’entreprise, de consultation, de coopération et de négociation entre les autorités publiques et les organisations d’employeurs et de travailleurs.

5. Article 7. Extension de certaines fonctions du système d’administration du travail à des catégories de travailleurs non salariés aux yeux de la loi. La commission prend note des catégories de travailleurs et d’employeurs exclues de l’application du Code du travail. Elle prie le gouvernement d’indiquer s’il est envisagé d’étendre des fonctions du système d’administration du travail à certaines des catégories de travailleurs exclues de l’application du Code du travail et de fournir copie du règlement no 4 de 2003 concernant les travailleurs agricoles.

6. Article 9. Contrôle des activités des organes régionaux et locaux.La commission saurait gré au gouvernement de fournir des indications détaillées sur la manière dont il est assuré que les organes régionaux et locaux, auxquels auraient été déléguées des activités relevant du domaine de l’administration du travail, agissent conformément à la législation nationale et respectent les objectifs qui leur ont été fixés.

7. Article 10. Ressources humaines et matérielles du système d’administration du travail.La commission saurait gré au gouvernement d’inclure dans son prochain rapport des informations sur le budget alloué à l’administration du travail et sur la part qu’il représente par rapport à l’ensemble du budget du gouvernement.

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