National Legislation on Labour and Social Rights
Global database on occupational safety and health legislation
Employment protection legislation database
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Article 5 a) et b) de la convention. Coopération et collaboration afin d’améliorer la protection des travailleurs agricoles et des membres de leur famille contre les risques pour la sécurité et la santé dans les entreprises agricoles. La commission prend note avec satisfaction des informations fournies par le gouvernement dans son rapport reçu en novembre 2008, qui portent sur les initiatives mises en œuvre depuis le début de 2006 par l’Autorité danoise de l’environnement de travail et le Centre national des services consultatifs danois sur l’agriculture pour améliorer la sécurité et la santé au travail et réduire le nombre d’accidents dans les entreprises agricoles, en particulier les accidents mortels dans ce secteur. Pendant le premier semestre de 2008, l’autorité en question a organisé des réunions avec les parties prenantes du secteur agricole afin d’examiner ces initiatives et de continuer à les approfondir.
Le Conseil sur le milieu de travail dans le secteur (BAR Jord til Bord) a été institué en vertu de la loi sur l’environnement de travail pour contribuer à résoudre les problèmes de sécurité et de santé dans l’agriculture et pour soutenir les mesures de sécurité et de santé à l’échelle du secteur et de l’entreprise. Parmi les nombreuses activités du conseil, le gouvernement a mentionné les suivantes, qui sont axées sur la sécurité et la santé dans l’agriculture et présentées à l’adresse Internet www.barjordtilbord.dk/:
– une étude de tous les procédés de travail donnant une vue d’ensemble des initiatives susceptibles de contribuer à améliorer la sécurité et la santé au travail dans les activités de production de pommes de terre a été élaborée en collaboration avec la Fédération unie des travailleurs danois, l’Association des employeurs de la culture maraîchère et de la gestion agricole et forestière, et le Centre national du Centre consultatif danois sur l’agriculture (Etude sur la sécurité et la santé au travail dans les activités de production de pommes de terre);
– une campagne nationale axée sur les risques liés au transport, aux machines, au travail des enfants et aux accidents dus aux chutes, principales causes d’accidents graves dans l’agriculture;
– de nombreux articles sur les accidents au travail entraînés par de grands animaux ont été écrits dans le cadre de la Commission sur la sécurité et la santé dans l’agriculture, à l’occasion du Conseil sur l’environnement de travail dans le secteur (BAR Jord til Bord). Ces articles peuvent être téléchargés sur le site Internet du conseil;
– la Commission sur la sécurité et la santé dans l’agriculture susmentionnée a examiné les principes directeurs sectoriels sur le travail des enfants et des jeunes dans l’agriculture. Cette commission a autorisé ou interdit certaines tâches, fixé les périodes de travail et de repos des enfants et des jeunes, y compris les stagiaires et les enfants et les jeunes occupés dans des exploitations agricoles familiales. De plus, les règles concernant les jeunes qui conduisent des tracteurs ou travaillent avec certaines substances et certains matériels sont en cours de réexamen;
– la Commission sur la sécurité et la santé dans l’agriculture a également collaboré avec la région forestière de l’Etat de Silkeborg pour élaborer des outils pour l’agriculture, y compris des documents sur la réalisation des évaluations officielles sur le lieu de travail, ainsi qu’une étude sur l’environnement de travail psychosocial et la satisfaction au travail.
Se référant aussi à son observation de 2008 dans laquelle elle se félicitait des procédures d’examen établies pour évaluer la situation des entreprises en ce qui concerne les conditions requises par la loi en matière de sécurité et de santé au travail, la commission note que toutes les entreprises agricoles ayant des salariés sont soumises à ces procédures pendant la période 2005-2011, dans le cadre des activités générales d’inspection de l’Autorité danoise de l’environnement de travail. Ces procédures consistent en des visites inopinées qui durent en moyenne deux heures, pendant lesquelles la sécurité et la santé au travail sont examinées, l’objectif étant d’identifier les entreprises où les problèmes de sécurité et de santé sont graves et de soumettre ces entreprises à une inspection plus approfondie. A l’occasion de ces opérations effectuées en 2005, 2006 et 2007, l’Autorité danoise de l’environnement de travail a demandé à plusieurs reprises l’arrêt des activités (respectivement 13, 15 et 15 cas) et l’amélioration, parfois immédiate, des activités (respectivement 265, 338 et 222 cas); des orientations ont été données respectivement dans 166, 169 et 55 cas pour l’essentiel, en raison de risques d’accidents, de risques liés à l’effort, de problèmes de sécurité et de santé de nature ergonomique et de risques chimiques et biologiques.
La commission prend bonne note des informations communiquées par le gouvernement dans son rapport pour la période finissant le 31 mai 2007 en réponse à des commentaires antérieurs, ainsi que de la documentation annexée et celle reçue au BIT en octobre 2008. Elle prend également note des développements législatifs intervenus depuis 2005, en particulier de la consolidation de la loi no 268 du 18 mars 2005 sur le milieu de travail et de la loi no 175 du 27 février 2007 portant modification de celle-ci, ainsi que des textes pris pour leur application.
Articles 10, 11, 12, 13 et 16 de la convention. Bonne pratique dans le domaine du contrôle de la sécurité et de la santé au travail. Impact de la publicité donnée aux entreprises en la matière et gestion rationnelle des ressources de l’inspection du travail. La commission note avec satisfaction la procédure mise en place par le gouvernement, en vue d’assurer une gestion rationnelle et efficace des ressources humaines et des moyens des services de l’inspection du travail, pour le contrôle de la situation des entreprises en matière de sécurité et de santé au travail. En effet, la mise en œuvre de cette procédure permet, d’une part, l’identification rapide des entreprises nécessitant une attention accrue de l’inspection de l’Autorité de l’environnement de travail et, d’autre part, l’attribution d’une marque de reconnaissance aux entreprises se distinguant par un niveau élevé de sécurité et santé au travail. La commission espère que la diffusion des détails de la procédure en six langues sur le site Internet de l’Autorité de l’environnement de travail (www.at.dk) permettra aux administrations d’inspection du travail d’autres pays de s’en inspirer.
En 2005, l’Autorité de l’environnement de travail a centré ses activités d’inspection sur quatre types d’entreprises prioritaires: 1) les entreprises exerçant des activités à risque élevé d’accidents mortels et graves; 2) les entreprises dont les activités impliquent la manipulation de lourdes charges; 3) les entreprises caractérisées par des activités impliquant des gestes répétitifs et monotones; et 4) les entreprises exposant à des risques potentiels d’atteinte psychologique. Des visites inopinées complémentaires ne sont toutefois pas exclues pour éviter que des entreprises s’estiment à l’abri d’une inspection et négligent de prendre les mesures de sécurité et de santé nécessaires.
La procédure mise en place implique une première évaluation des conditions de sécurité et santé au travail par un dépistage basé sur les enquêtes des services d’inspection, les évaluations individuelles effectuées par écrit par les entreprises elles-mêmes et le respect des obligations légales telles que l’établissement d’un service de sécurité dans les entreprises employant plus de dix travailleurs. Le dépistage couvre sur une base périodique toutes les entreprises assujetties.
La publicité des résultats du dépistage au moyen du site Internet de l’autorité s’effectue au moyen de l’apposition devant le nom de chaque entreprise dépistée d’un symbole et de la date du dépistage. Le symbole figurant un visage simplifié reflète de manière parfaitement compréhensible la situation de l’entreprise en matière de sécurité et de santé, comme suit:
– un visage souriant vert signifie que l’entreprise est considérée comme ne présentant aucun problème ou présentant des problèmes mineurs en matière de santé et de sécurité et ne nécessitant donc pas d’inspection spécifique;
– un visage grimaçant jaune signifie que l’entreprise présente des insuffisances et nécessite les conseils d’un spécialiste en matière de sécurité et de santé au travail en vue de les corriger;
– un visage grimaçant rouge désigne une entreprise présentant des problèmes importants, nécessitant des conseils de la part de l’Autorité de l’environnement de travail et une injonction de mise en conformité assortie d’un délai.
La suppression du symbole négatif jaune ou rouge est accordée aux entreprises qui ont réussi à surmonter les insuffisances et problèmes détectés avec l’assistance de l’Autorité de l’environnement de travail.
– un visage vert souriant et surmonté d’une couronne désigne les entreprises qui, à leur demande, ont fait l’objet d’un contrôle par des organes qualifiés de l’Autorité de l’environnement de travail attestant de la réunion de conditions spéciales requises à cette fin et obtenu un certificat de santé et sécurité dont la validité peut être de trois ans. Sauf cas exceptionnel, ces entreprises sont exemptées de dépistage.
La publicité donnée au résultat du dépistage et aux distinctions données aux entreprises particulièrement performantes en termes de conditions de santé et de sécurité assurées aux travailleurs a évidemment un effet incitatif sur les entreprises qui souhaitent donner au public une image positive.
La commission prend note du rapport du gouvernement et de la documentation abondante communiquée en annexe. Elle note en particulier avec satisfaction que l’une des récompenses européennes pour bonnes pratiques a été attribuée en 2005 à un projet danois de lutte contre le bruit dans l’agriculture. Des informations concernant ce projet sont disponibles sur le site www.stojilandbruget.dk.
La commission note par ailleurs avec intérêt que le Conseil sur le milieu de travail sectoriel produit de nombreuses publications sur l’amélioration de la santé et de la sécurité dans l’agriculture et a lancé de nombreuses initiatives pour améliorer les conditions de santé et de sécurité, des informations sur les initiatives les plus récentes étant disponibles sur le site www.barjordtilbord.dk. La commission note également avec intérêt que l’Autorité nationale du milieu de travail a élaboré un rapport sur les jugements sur l’application de la législation sur le milieu du travail prononcés par la Haute Cour danoise en 2000, faisant apparaître que la majorité des cas portés devant la Cour concernent les risques d’accidents tels que le travail avec des machines dangereuses, les défectuosités des équipements de transports et grues, la manipulation non réglementaire d’objets, les risques de chute et de collision ainsi que les risques d’explosion et d’incendie. Des informations sur les jugements de la Haute Cour danoise délivrés de 2000 à 2005 sont diffusées sur le site Internet de l’Autorité nationale du milieu de travail.
La commission note que le rapport du gouvernement n’a pas été reçu. Elle espère qu’un rapport sera fourni pour examen à sa prochaine session et qu’il contiendra des informations complètes sur les points soulevés dans sa précédente demande directe, qui était conçue dans les termes suivants:
La commission prend note avec intérêt du rapport détaillé communiqué par le gouvernement ainsi que des documents y annexés. Elle relève toutefois que les statistiques des infractions commises et des sanctions imposées ne sont pas fournies, comme requis par l’article 21 e), et constate le nombre élevé d’accidents du travail et de cas de maladie professionnelle. La commission saurait gré au gouvernement d’indiquer le rapport entre les infractions relevées et le grand nombre d’accidents du travail et de cas de maladie professionnelle et de fournir toute information pertinente sur les mesures prises ou envisagées en pratique pour améliorer les conditions de sécurité et de santé au travail dans les établissements à risques.
La commission note que le rapport du gouvernement n’a pas été reçu. Elle espère qu’un rapport sera fourni pour examen par la commission à sa prochaine session et qu’il contiendra des informations complètes sur les points soulevés dans sa précédente demande directe, qui était conçue dans les termes suivants:
La commission note que le respect des dispositions légales relatives à la scolarité obligatoire des jeunes travailleurs relève du contrôle des autorités locales et des autorités sanitaires. Sous l’article 6 de la convention, le gouvernement indique que la législation n’assigne aux inspecteurs du travail aucune fonction de conseil ou d’application concernant les dispositions légales régissant les conditions de vie des travailleurs et de leurs familles. Il signale par ailleurs que la loi no 415 du 1er juin 1994 relative à certaines conditions de travail dans l’agriculture couvre les questions de l’hébergement et de la nourriture des travailleurs effectuant des travaux domestiques ou agricoles. Notant en outre que suivant l’article 74 de la loi sur l’environnement de travail le ministère du Travail peut déléguer certaines des attributions du service de l’environnement de travail à d’autres autorités publiques ou institutions privées, la commission saurait gré au gouvernement d’indiquer s’il est prévu dans le cadre du programme «Un environnement de travail propre pour 2005» dont il est fait mention dans son rapport des mesures impliquant l’intervention des inspecteurs du travail et de préciser de quelle manière est exercé le contrôle de l’application de la loi no 415 de 1994. Enfin, le gouvernement est prié de fournir des informations sur les mesures prises en application de l’article 74 de la loi sur l’environnement de travail en relation avec les questions couvertes par les dispositions de cette convention.
Se référant également à son observation, la commission note que le respect des dispositions légales relatives à la scolarité obligatoire des jeunes travailleurs relève du contrôle des autorités locales et des autorités sanitaires. Sous l’article 6 de la convention, le gouvernement indique que la législation n’assigne aux inspecteurs du travail aucune fonction de conseil ou d’application concernant les dispositions légales régissant les conditions de vie des travailleurs et de leurs familles. Il signale par ailleurs que la loi no415 du 1erjuin 1994 relative à certaines conditions de travail dans l’agriculture couvre les questions de l’hébergement et de la nourriture des travailleurs effectuant des travaux domestiques ou agricoles. Notant en outre que suivant l’article 74 de la loi sur l’environnement de travail le ministère du Travail peut déléguer certaines des attributions du service de l’environnement de travail à d’autres autorités publiques ou institutions privées, la commission saurait gré au gouvernement d’indiquer s’il est prévu dans le cadre du programme «Un environnement de travail propre pour 2005» dont il est fait mention dans son rapport des mesures impliquant l’intervention des inspecteurs du travail et de préciser de quelle manière est exercé le contrôle de l’application de la loi no415 de 1994. Enfin, le gouvernement est prié de fournir des informations sur les mesures prises en application de l’article 74 de la loi sur l’environnement de travail en relation avec les questions couvertes par les dispositions de cette convention.
La commission prend note du rapport détaillé du gouvernement sur l’application de la convention ainsi que de l’abondante documentation communiquée en annexe. Elle note en particulier avec intérêt les informations fournies en relation avec l’observation générale de 1999 sous cette convention et sous la convention no81 concernant le rôle hautement positif que pourrait jouer l’inspection du travail dans la lutte contre l’exploitation abusive du travail des enfants. La commission relève à cet égard que les mesures prises par le gouvernement pour protéger la sécurité et la santé des enfants dans le secteur des activités agricoles couvrent les jeunes travailleurs mais également les enfants vivant sur les exploitations agricoles et amenés, de fait, àêtre confrontés aux risques inhérents aux conditions spécifiques de vie prédominant dans le secteur. La commission note également avec un intérêt particulier la participation active des partenaires sociaux en tant qu’informateurs auprès des autorités d’inspection sur l’identification de tels risques. Notant que le ministère du Travail a lancé un programme dénommé«Un environnement de travail propre pour 2005» axé notamment sur le combat pour la sécurité des enfants et des jeunes, la commission prie le gouvernement de fournir des informations sur le déroulement de la mise en œuvre de ce programme et sur son impact dans la lutte contre l’exploitation abusive du travail des enfants dans le secteur agricole.
La commission adresse directement au gouvernement une demande sur certains points liés à l’application de la convention.
Se référant à sa précédente demande directe, la commission demande au gouvernement de continuer à fournir des informations sur les activités du Service sur l'environnement du travail et à envoyer copie des rapports annuels d'inspection publiés conformément à la convention.
Articles 26 et 27 de la convention. La commission constate que le Bureau n'a pas reçu la publication intitulée Det gronne Omräde (le secteur vert), mentionnée par le gouvernement dans son plus récent rapport comme ayant été envoyée. Elle prie le gouvernement de lui communiquer copie de ce document, ainsi que de tous les rapports annuels d'inspection se rapportant à l'agriculture qui sont publiés conformément à la convention.
Articles 20 et 21 de la convention. La commission note que les publications intitulées "Working Environment in Focus" et "The Danish Working Environment in Figures 1992", mentionnées dans le dernier rapport du gouvernement comme y étant jointes, ne sont pas parvenues au Bureau. Prière de fournir copie de ces documents et des exemplaires des rapports annuels d'inspection publiés conformément aux dispositions de la convention.