National Legislation on Labour and Social Rights
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Commentaires précédents sur la C81: observation et
Commentaires précédents: C129 et C150
observation et demande directeet convention no 129: HYPERLINK
Répétition Article 4 de la convention. Organisation de l’administration centrale du travail. La commission note avec intérêt que le processus de renforcement des moyens du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale (MTPS) a donné lieu à la création d’unités chargées, entre autres, de l’accès à l’information publique, des services juridiques, de l’égalité entre hommes et femmes et de la coopération.La commission prie gouvernement de donner des informations sur les fonctions attribuées à ces organes et sur leur incidence sur le fonctionnement du système d’administration du travail, notamment sur la coordination nécessaire au fonctionnement de cette dernière.Article 5. Consultations, coopération et négociations entre les autorités publiques chargées de l’administration du travail et les organisations d’employeurs et de travailleurs. En réponse aux commentaires précédents de la commission, dans lesquels elle priait le gouvernement de communiquer copie de tout rapport ou extrait de rapport pertinent sur les travaux des organes tripartites ou multipartites, le gouvernement indique qu’il ne peut le faire car, actuellement, la représentation de la partie travailleur n’est pas assurée au sein de ces organes, si bien qu’il ne leur est pas possible de siéger puisque les conditions requises à cette fin ne seraient pas réunies.La commission prie le gouvernement de veiller à ce que les mesures nécessaires soient prises afin que les représentants des organisations de travailleurs soient désignés au sein des organes tripartites ou multipartites mentionnés ci-dessus, notamment du Conseil supérieur du travail, de manière à assurer l’application des dispositions du paragraphe 1 de l’article 5 de la convention. A cet égard, elle l’invite à se reporter également aux commentaires qu’elle formule dans le cadre de la convention (no 144) sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail, 1976. Elle le prie à nouveau d’indiquer si des consultations, des négociations ou une coopération tripartite sont également assurées aux niveaux régional, local ou des différents secteurs d’activité économique.Article 6. Incidences du plan stratégique quinquennal du MTPS sur les fonctions de l’administration du travail. Faisant suite aux commentaires précédents de la commission relatifs au plan stratégique quinquennal du MTPS, le gouvernement indique que ce plan stratégique vise: i) l’intégration des procédures de l’inspection du travail et de la sécurité et la santé au travail; ii) le renforcement de la sécurité et de la santé au travail sur les lieux de travail; iii) la coordination entre institutions et la gestion de la coopération nationale et internationale en matière de sécurité au travail et d’emploi; iv) le déploiement de stratégies de stimulation d’une intermédiation pour l’emploi opérant aux niveaux national et international et favorable à l’égalité de chances des femmes, des jeunes, des travailleurs handicapés, des travailleurs âgés et des chefs de foyers monoparentaux.La commission prie le gouvernement de donner des informations sur les incidences du plan stratégique quinquennal du MTPS mis en œuvre au cours de la prochaine période de rapport en exposant les objectifs de ce plan, les grandes lignes de son action, les activités déployées pour parvenir à ces objectifs et leurs effets, notamment sur les plans de l’emploi, de la formation professionnelle et des relations professionnelles.Article 10. Dotation de l’administration du travail en personnel convenablement qualifié et en moyens matériels et ressources financières nécessaires. 1. Personnel. La commission note avec intérêtqu’un avant-projet de loi sur la fonction publique devant remplacer l’actuelle loi sur la fonction publique en vue de la modernisation de l’administration de l’Etat, y compris de l’amélioration des procédures de sélection du personnel, est actuellement à l’étude. Elle observe également que le «Boletín» de comptes du MTPS du 30 juillet 2012 joint au rapport du gouvernement indique que 480 employés du MTPS ont été transférés à l’administration de la loi sur le salaire, de sorte que ce système compte 804 postes au total, dont seulement 55 qui, étant des postes de confiance, sont pourvus par contrat.La commission prie le gouvernement de préciser si le personnel de l’administration du travail qui est régi par la loi sur le salaire est aussi entièrement régi par la loi sur la fonction publique et bénéficie du statut propre à la carrière administrative. En outre, elle le prie de donner des informations sur les progrès du processus devant mener à l’adoption de la loi sur la fonction publique et de communiquer copie de cet instrument lorsqu’il aura été adopté.2. Formation. Le gouvernement, à propos des commentaires précédents de la commission sur le perfectionnement professionnel en cours d’emploi dispensé au personnel de l’administration du travail, se réfère au déploiement, de novembre 2010 à mars 2011, du programme de formation visant à l’exhaustivité des inspections, programme s’adressant au personnel chargé de l’inspection du travail et de la sécurité et la santé au travail, dans le cadre du projet de renforcement de la fonction publique PROFIL/OIT. Ce programme comportait cinq modules sur l’inspection du travail, la sécurité et l’hygiène du travail, les normes internationales du travail, l’égalité de chances et de traitement et la rédaction appliquée aux rapports techniques et aux actes officiels. Le gouvernement indique également que des cycles de formation consacrés au VIH/sida mais aussi au règlement des conflits individuels et collectifs du travail ont été organisés au niveau national pour le personnel du MTPS de 2009 à 2013.La commission prie le gouvernement de continuer à communiquer des informations sur la formation dispensée au personnel de l’administration du travail aux niveaux national, régional et local (en précisant les questions abordées, la durée de la formation, le nombre des participants par catégorie, les offices régionaux ou locaux concernés et l’institution formatrice), et sur l’impact de cette formation en relation avec les objectifs visés par la convention.3. Moyens matériels.Tout en prenant note des crédits budgétaires attribués au MTPS en 2012, la commission prie le gouvernement de donner des informations – différenciées par région, dans la mesure du possible – sur les moyens matériels attribués à l’administration du travail pour que celle-ci puisse exercer convenablement ses fonctions. Elle le prie également de donner des informations sur l’incidence qu’a pu avoir sur l’efficacité de l’exercice des fonctions de l’administration du travail l’acquisition de moyens matériels (équipements informatiques et véhicules) au titre de la coopération engagée dans le cadre du Traité de libre-échange (TLE) conclu entre la République dominicaine, l’Amérique centrale et les Etats-Unis d’Amérique et, en particulier, de la mise en place dans ce cadre du «call center » (une centrale d’appels), dont il avait été fait mention dans le rapport précédent.
La commission prend note du rapport du gouvernement reçu au BIT le 6 novembre 2009.
Réforme du système de l’administration du travail et de l’inspection du travail. La commission se réfère en partie à cet égard à son observation sous la convention no 81 au sujet du projet régional de coopération internationale RLA/07/04M/USA pour le renforcement des systèmes d’administration du travail et de la mise en œuvre d’une réforme tenant compte des recommandations faites dans ce cadre en ce qui concerne en particulier l’inspection du travail. Elle relève dans le rapport du gouvernement sous la convention précitée, des informations faisant état d’un plan stratégique quinquennal du ministère du Travail et de la Prévision sociale (MINTRAB), couvrant les domaines du travail et de l’emploi, la sécurité et l’hygiène du travail, l’environnement de travail, le bien-être et la prévision sociale, la formation professionnelle, la sécurité sociale et les coopératives. La commission saurait gré au gouvernement de fournir des détails sur les objectifs du plan stratégique quinquennal susvisé et sur les mesures prises pour les atteindre ainsi que l’impact de ces mesures sur l’organisation et le fonctionnement du système de l’administration du travail.
Relevant que la restructuration de l’administration du travail a pour but l’amélioration du fonctionnement à travers notamment une coordination renforcée des tâches et responsabilités au sein du DGIT, la commission prie le gouvernement de fournir des détails sur la coordination dans la pratique, d’une part, entre les services centraux du MINTRAB et ses services extérieurs, d’autre part, entre le MINTRAB et les autres organes du système de l’administration du travail (article 4 de la convention).
Article 5. Consultations, coopération et négociations tripartites dans le cadre du système d’administration du travail. Ayant pris note dans de précédents commentaires de la structure tripartite du Conseil supérieur du travail ainsi que de celle du Conseil national des salaires minima, la commission note, en outre, dans le rapport du gouvernement, de nouvelles informations faisant état de la composition tripartite des conseils de direction de certains instituts, dont l’Institut salvadorien de sécurité sociale (ISSS); l’Institut salvadorien de formation professionnelle (INSAFORP); le Fonds social pour le logement (FSV); l’Institut du développement des coopératives du Salvador (INSAFCOOP); l’Institut national des pensions de la fonction publique (INPEP) et le Fonds pour les handicapés (FPLD). Elle note par ailleurs que le Conseil des affaires économiques et sociales, créé en 2009, est composé, en plus des représentants du gouvernement et des organisations d’employeurs et de travailleurs, de multiples représentants de la société salvadorienne. De plus, elle note l’information fournie dans le rapport du gouvernement relatif à la convention (no 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981, selon laquelle la Commission nationale tripartite de sécurité et santé au travail (CONASSO) a contribué à la formulation de la politique nationale de sécurité et santé au travail, adoptée par accord exécutoire no 93 du 5 juin 2006 et publiée dans le Journal officiel no 117, tome 371 du 26 juin 2006. La commission relève par ailleurs dans le rapport du gouvernement relatif à la convention (no 129) sur l’inspection du travail (agriculture), 1969, que le Conseil supérieur du travail a émis un avis lors des travaux préparatoires de la loi générale sur la prévention des risques dans les lieux du travail (LPTR) menés au sein de la commission du travail du Parlement et a contribué à la préparation du Programme national du travail décent. Tout en notant avec intérêt ces développements, la commission saurait gré au gouvernement de communiquer copie de tout rapport, ou tout extrait de rapport des travaux des organes tripartites ou multipartites susmentionnés et de continuer à fournir des indications sur l’impact de ces travaux sur l’évolution de la législation ou de la pratique dans les domaines relevant de la politique nationale du travail.
Elle demande à nouveau au gouvernement d’indiquer en outre si des consultations, des négociations ou une coopération tripartite sont également assurées aux niveaux régional, local ou des divers secteurs d’activité économique ou, dans la négative, si des mesures ont été prises afin de les favoriser.
Article 7. Extension des fonctions du système d’administration du travail pour y inclure des activités au bénéfice de catégories de travailleurs qui, aux yeux de la loi, ne sont pas des salariés. La commission saurait gré au gouvernement d’indiquer s’il envisage de prendre des mesures visant à étendre progressivement certaines fonctions du système d’administration du travail à des travailleurs non salariés mentionnés dans les alinéas a), b) et d) de cet article et de tenir le Bureau informé de tout développement à cet égard.
Article 10. Moyens matériels, qualification, statut et conditions de service du personnel de l’administration du travail.
Moyens matériels du personnel de l’administration du travail. La commission note avec intérêt les informations faisant état d’un renforcement des ressources budgétaires du MINTRAB et de son impact sur les moyens logistiques et matériels à sa disposition, notamment le transfert des bureaux centraux du MINTRAB dans un nouveau bâtiment, l’achat de mobilier, d’équipement et de fournitures de bureau, ainsi que le renforcement des moyens de transport. Elle note par ailleurs que des démarches ont été engagées en vue de l’acquisition d’équipement informatique et de véhicules, de l’établissement d’un «call center» et d’un système électronique d’enregistrement des visites d’inspection (sistema electronico de casos) dans le cadre de l’Accord de libre-échange entre l’Amérique centrale, les Etats-Unis d’Amérique et la République dominicaine (ALEAC).
Qualification, statut et conditions de service du personnel chargé de l’administration du travail. La commission note que, suite aux recommandations faites dans le cadre du projet MATAC/BIT portant sur le recrutement, la composition, le statut et les conditions de service du personnel de l’administration du travail, le département des ressources humaines du MINTRAB comprend désormais des sections relatives au recrutement, au contrôle des compétences ainsi qu’à la formation interne du personnel. La commission note en particulier avec intérêt les informations faisant état de l’utilisation de tests psychométriques pour le recrutement du nouveau personnel ainsi que de méthodes d’évaluation des compétences du personnel pour l’exercice de certaines fonctions d’administration du travail. L’évaluation des compétences du personnel administratif, technique et directeur a été confié à des entreprises d’audit externes, en 2006, 2007, 2008 et 2009 afin d’élaborer un plan annuel de formation. La commission note également que, selon le gouvernement, le manuel informatif de bienvenue à destination des nouveaux fonctionnaires du MINTRAB est actuellement mis à jour.
La commission note que, selon le gouvernement, des modifications de la loi sur la fonction publique ont été adoptées par le décret législatif no 78 du 24 août 2006, concernant la formation des employés publics. La commission saurait gré au gouvernement de communiquer une copie du texte de ce décret et d’indiquer si l’ensemble du personnel du système d’administration du travail est régi par ce décret ou, dans le cas contraire, de fournir des informations concernant les divers statuts régissant le personnel de l’administration du travail (fonctionnaires et agents contractuels), y compris sur leur rémunération et leurs conditions de service.
Le gouvernement est par ailleurs prié de fournir des informations sur les formations dispensées à ce personnel en cours d’emploi (domaines, fréquence, durée, participation, etc.) au cours de la période couverte par le prochain rapport.
La commission saurait gré au gouvernement de continuer à fournir des informations sur les moyens matériels et facilités de transport à la disposition du personnel d’administration du travail et d’informer le BIT des résultats des démarches faites dans le cadre du ALEAC.
Point III du formulaire de rapport. La commission prie le gouvernement d’indiquer si des tribunaux judiciaires ou autres ont rendu des décisions portant sur des questions de principe relatives à l’application de la convention. Le cas échéant, elle demande au gouvernement de fournir une copie du texte ou d’extrait du texte de ces décisions.
Point IV du formulaire de rapport. La commission saurait gré au gouvernement de fournir toute observation jugée utile sur la manière dont la convention est appliquée en communiquant, par exemple, des extraits de tout rapport, ou autre information périodique, présentés par les principaux organes de l’administration du travail et visés au paragraphe 20 de la recommandation (no 158) sur l’administration du travail, 1978.
Coopération internationale et assistance technique du BIT. La commission note avec intérêt une réforme de l’inspection du travail engagée suite aux recommandations formulées à l’issue du diagnostic réalisé par le BIT dans le cadre du projet régional de coopération internationale RLA/07/04M/USA pour le renforcement des systèmes d’administration du travail.
La commission note avec intérêt: a) l’adoption de la loi générale sur la prévention des risques dans les lieux de travail (LPRT), par décret no 254 du 21 janvier 2010, publié au Journal officiel le 5 mai 2010; b) la révision en cours de la loi sur l’organisation et le fonctionnement du secteur du travail et de la prévision sociale (LOFT); ainsi que c) l’élaboration en cours d’un Code d’éthique à l’usage de l’inspecteur du travail; d) la restructuration de l’inspection du travail à travers la réunion au sein de la Direction générale de l’inspection des deux structures chargées du contrôle des conditions générales de travail et de la santé et de la sécurité au travail; ainsi que e) un projet pilote d’unification des procédures d’inspection du travail dans ces domaines, dont la mise en œuvre est prévue entre juillet 2010 et février 2011.
La commission note avec intérêt que la LPRT répond aux exigences de la convention sur les points suivants: i) établissement d’une obligation de notification à l’inspection du travail, dans les 72 heures, de tout accident du travail et, immédiatement et sans délai, de tout accident grave ou mortel (article 14 de la convention); ii) classification des infractions à la loi (légère, grave, très grave) et fixation de sanctions calculées sur la base du salaire minimum en fonction des catégories d’infraction (article 18); et iii) établissement d’un comité de sécurité et santé au travail (composé de représentants des travailleurs et de l’employeur) dans les entreprises occupant 15 travailleurs et plus ainsi que celles dont la nature des activités le nécessite (article 5 de la convention et Partie II de la recommandation (no 81) sur l’inspection du travail, 1947). La commission saurait gré au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour assurer également la mise en conformité de la législation avec l’article 14 de la convention en ce qui concerne la notification à l’inspection du travail des cas de maladie professionnelle, de tenir le BIT informé de tout développement dans ce sens, de communiquer copie de tout texte adopté et de fournir, document à l’appui, une description détaillée des procédures de déclaration et de notification pertinentes à l’inspection du travail.
Selon le gouvernement, en plus des progrès inscrits dans la LPRT pour ce qui concerne la détermination des sanctions en rapport avec la nature et la gravité des infractions (article 18), la révision de la LOFT devrait également mettre la législation en conformité avec la convention, comme requis par la commission par: i) la reconnaissance aux inspecteurs du travail du statut de fonctionnaire public et la garantie de stabilité dans leur emploi ainsi que des perspectives de carrière (inspecteurs de catégorie I, inspecteurs de catégorie II, superviseurs) (article 6); ii) le recrutement des inspecteurs du travail par voie de concours (article 7); iii) le droit d’entrée des inspecteurs à tout moment dans les établissements assujettis (article 12, paragraphe 1 a)); iv) la suppression de l’exigence de la présence de l’employeur, des travailleurs ou de leurs représentants au cours de la visite d’inspection (article 12 c) i)); et v) le droit de libre décision de l’inspecteur de donner des avertissements ou des conseils aux auteurs d’infraction avant d’envisager l’engagement de poursuites (article 17, paragraphe 2). La commission prie le gouvernement de prendre toute mesure nécessaire à la mise en conformité de la législation et de la pratique avec les dispositions susvisées ainsi qu’avec l’article 12, paragraphe 2, en vertu duquel l’inspecteur devra être autorisé à s’abstenir d’informer de sa présence l'employeur ou son représentant s’il estime qu'un tel avis risque de porter préjudice à l'efficacité du contrôle.
De plus, la commission prie le gouvernement d’assurer tant en droit que dans la pratique que les inspecteurs du travail ne soient pas investis de fonctions additionnelles telles que celles liées à la résolution des conflits du travail, qui interfèrent avec ou font obstacle à l’exercice de leurs fonctions principales (article 3, paragraphe 2, et Partie III de la recommandation no 81).
Elle saurait gré au gouvernement de tenir le BIT informé de tout progrès aux fins susmentionnées et de communiquer copie de tout texte ou document pertinent ainsi qu’une copie du texte du Code d’éthique évoqué dans son rapport relatif à l’application de la convention (no 129) sur l’inspection du travail (agriculture), 1969.
Articles 20 et 21 de la convention. Publication et communication au BIT d’un rapport annuel d’inspection. La commission prend note des informations telles que le nombre d’inspecteurs du travail, le nombre de visites d’établissement et le nombre d’infractions constatées ainsi que les sanctions imposées entre 2006 et 2009. Elle rappelle au gouvernement que de telles informations ainsi que des données sur les autres questions visées à l’article 21 devraient être publiées sous la forme d’un rapport annuel dont copie devrait être communiquée au BIT. La commission prie donc à nouveau le gouvernement de veiller à ce que l’autorité centrale d’inspection publie et communique au Bureau, dans les délais prescrits par l’article 20, un rapport annuel contenant les informations requises par l’article 21, alinéas a) à g).
Inspection du travail et travail des enfants. La commission note que, selon le gouvernement, le contrôle du travail des enfants fait partie intégrante des visites d’inspection du travail effectués dans l’ensemble des secteurs économiques. La commission prie à nouveau le gouvernement de communiquer des informations détaillées sur le contrôle de l’application des dispositions légales relatives au travail des enfants dans les établissements industriels et commerciaux et de veiller à ce que de telles informations soient régulièrement incluses de manière distincte dans le rapport annuel d’inspection.
Se référant également à ses commentaires relatifs à l’application de la convention no 81 sur l’inspection du travail, 1947, la commission prend note des informations contenues dans le rapport du gouvernement en réponse à ses commentaires antérieurs et voudrait attirer l’attention du gouvernement sur les points suivants:
Article 9, paragraphe 3, et articles 11, 14 et 15 de la convention. Ressources humaines et moyens matériels de l’inspection du travail dans l’agriculture. La commission note que, selon le gouvernement, le nombre et la répartition géographique des véhicules à disposition des services d’inspection du travail chargés de fonctions dans les entreprises agricoles n’a pas changé depuis son dernier rapport. Elle relève qu’aucune indication n’est fournie sur les critères de cette répartition. S’agissant des besoins en formation des inspecteurs exerçant dans le secteur agricole, la commission note l’engagement du gouvernement de mettre en place des formations spécifiques. La commission prie à nouveau le gouvernement de faire part au BIT de son appréciation quant au niveau d’adéquation des moyens et facilités de transport de l’inspection du travail au regard des besoins spécifiques liés à l’éloignement et à l’éparpillement géographique des entreprises agricoles.
Elle prie le gouvernement de fournir des informations détaillées sur la fréquence, le contenu, la durée et le nombre de participants aux formations spécifiques dispensées au cours de la période couverte par le prochain rapport aux inspecteurs du travail exerçant leurs fonctions dans l’agriculture.
Par ailleurs, elle demande à nouveau au gouvernement de prendre des mesures assurant que les inspecteurs du travail exerçant leurs fonctions dans l’agriculture puissent compter sur la collaboration d’experts et de techniciens dûment qualifiés (médecins, chimistes, ingénieurs en sécurité) pour la résolution de problèmes nécessitant des connaissances techniques dépassant leurs compétences et d’en tenir le BIT informé.
Sécurité physique des inspecteurs du travail lors des contrôles dans les entreprises agricoles. Faisant suite à sa précédente demande sur ce point, et notant la réponse du gouvernement selon laquelle les inspecteurs du travail peuvent faire appel à des agents des forces de l’ordre en cas de danger, la commission saurait gré au gouvernement de fournir des informations faisant état d’incidents dans lesquels la sécurité des inspecteurs a été assurée grâce à l’intervention de la police et de décrire la procédure suivie.
Article 6, paragraphe 1 b), et article 13. Collaboration entre les fonctionnaires de l’inspection du travail dans l’agriculture d’une part, et les employeurs et les travailleurs ou leurs organisations d’autre part. Faisant suite à sa demande antérieure et relevant que le Conseil supérieur du travail (espace de collaboration entre les fonctionnaires de l’inspection du travail et les employeurs et les travailleurs ou leurs organisations) n’a toujours pas été saisi de questions relatives à l’inspection du travail dans l’agriculture, la commission prie à nouveau le gouvernement d’indiquer si des mesures ont été prises ou envisagées pour étendre le champ de compétence du Conseil supérieur du travail de manière à ce qu’il puisse émettre des avis en vue de l’amélioration des conditions de travail et des conditions de vie dans les entreprises agricoles, notamment dans les plantations et autres entreprises agricoles intensives. Dans l’affirmative, elle lui saurait gré de communiquer des informations sur les sujets traités ainsi que sur le résultat des travaux du Conseil.
Se référant également à son observation, la commission appelle l’attention du gouvernement sur les points suivants.
Articles 2 et 23 de la convention. Champ de compétence du système d’inspection du travail. Selon les données de l’Institut salvadorien de la sécurité sociale (ISS), le nombre d’établissements assujettis à l’inspection du travail est de 29 630 et le nombre de travailleurs qui y sont occupés est de 112 212. La commission prie le gouvernement d’indiquer si ces chiffres concernent les établissements industriels et commerciaux couverts par la convention et les travailleurs qui y sont occupés. Si tel n’est pas le cas, elle lui saurait gré de fournir des précisions sur les établissements industriels et commerciaux, notamment en ce qui concerne leur répartition géographique.
Article 4. Structure du système d’inspection du travail. La commission note que, selon le gouvernement, il est envisagé de fusionner le service d’inspection de la sécurité et de la santé au travail avec la direction générale d’inspection du travail du même ministère. Elle prie le gouvernement de communiquer des informations sur tout développement en la matière et de fournir, le cas échéant, copie de tout document pertinent.
Articles 7, 8 et 10. Effectifs d’inspecteurs et d’inspectrices. La commission note que, selon les déclarations du gouvernement dans son rapport, 138 inspecteurs chargés des relations du travail et 76 inspecteurs chargés de l’hygiène et de la sécurité au travail ont été recrutés entre 2006 et 2007. Elle relève toutefois que le tableau inséré dans ledit rapport fait état d’un total de 117 inspecteurs et de 67 inspecteurs techniciens en sécurité et hygiène au travail. La commission saurait gré au gouvernement de communiquer des éclaircissements au sujet de la composition du personnel d’inspection en exercice, en précisant notamment sa répartition par grade entre les inspectrices et les inspecteurs. Elle le prie d’indiquer en outre le contenu des activités incluses dans le module de formation intitulé «contrôle social pour les inspecteurs du travail».
Article 11. Moyens d’action et conditions de travail des inspecteurs du travail. La commission note que, depuis novembre 2007, le ministère du Travail et de la Prévoyance sociale dispose de nouvelles installations et de plus d’espace, ce qui a permis de concentrer en un seul lieu tous ses bureaux centraux et facilité la coordination nécessaire entre les différents services. Ainsi, l’inspection du travail et l’inspection de la sécurité au travail réalisent désormais des visites d’établissements conjointes. En outre, l’augmentation du budget du ministère a permis d’améliorer les conditions de travail des inspecteurs, notamment par du mobilier supplémentaire (chaises, tables de réunion) ainsi que par du matériel de papeterie et de bureautique. La commission note également avec intérêt une augmentation de leurs moyens de transport. La commission saurait gré au gouvernement de décrire les moyens et/ou les facilités de transport des inspecteurs du travail et de préciser leur répartition géographique.
La commission prie le gouvernement d’indiquer en outre l’impact de l’amélioration des conditions de travail sur le fonctionnement de l’inspection du travail ainsi que sur ses résultats au cours de la période couverte par le prochain rapport.
Article 17, paragraphe 2. Libre décision des inspecteurs du travail quant aux suites à donner aux constats d’infraction. Faisant suite à ses commentaires antérieurs et notant que, selon le gouvernement, les inspecteurs ont le pouvoir discrétionnaire de décider de donner des avertissements ou des conseils aux auteurs d’infraction à la législation relevant de leur contrôle au lieu d’intenter ou de recommander des poursuites, la commission lui saurait gré de communiquer le texte juridique pertinent. S’il n’existe pas de disposition légale à cet égard, elle le prie de prendre des mesures visant à inscrire ce pouvoir dans la législation afin d’assurer que son exercice soit assuré de manière uniforme dans tout le pays.
La commission prend note des informations communiquées dans le rapport du gouvernement en réponse à ses commentaires antérieurs. Elle appelle son attention sur les points suivants.
Coopération internationale et assistance technique du BIT. La commission note qu’un diagnostic de la situation de l’inspection du travail a été réalisé par le BIT dans le cadre du projet RLA/07/04M/USA pour le renforcement des systèmes de l’administration dans les ministères du Travail du Honduras et d’El Salvador. Elle saurait gré au gouvernement de communiquer des informations sur toute action envisagée et/ou entreprise afin de donner suite, le cas échéant, aux recommandations découlant de ce diagnostic.
Article 6 de la convention. Statut et conditions de service des inspecteurs du travail. Se référant à ses commentaires antérieurs sur la nécessité de prendre rapidement des mesures visant à assurer aux inspecteurs du travail la stabilité dans leur emploi et l’indépendance à l’égard de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue, la commission note avec intérêt qu’un projet visant l’incorporation des inspecteurs du travail de la région dans la carrière administrative sera mis en œuvre par le bureau régional de l’OIT avec l’appui d’une coopération financière internationale. La commission espère vivement que le gouvernement veillera à ce que des mesures soient effectivement adoptées dans le cadre de ce projet afin que les inspecteurs du travail soient régis par un statut propre à leur assurer la stabilité professionnelle et l’indépendance comme requis par la convention, ainsi que des perspectives de carrière de nature à attirer et à retenir un personnel qualifié et motivé au sein des services d’inspection. Elle prie le gouvernement de tenir le BIT informé de tout progrès à cet égard et de communiquer, le cas échéant, copie de tout texte légal pertinent.
Article 12, paragraphe 1 a) et b). Etendue du droit d’entrée des inspecteurs dans les lieux de travail. Dans les commentaires qu’elle formule depuis plusieurs années, la commission demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires visant à donner une base légale au droit d’accès des inspecteurs du travail aux lieux de travail, tel que prescrit par la convention, soit à toute heure du jour et de la nuit, librement et sans avertissement préalable, dans tout établissement assujetti au contrôle de l’inspection (alinéa a)), et de jour, dans tous les locaux qu’ils peuvent avoir un motif raisonnable de supposer être assujettis audit contrôle (alinéa b)). Dans son rapport, le gouvernement indique à nouveau que le droit de libre entrée des inspecteurs du travail dans les établissements assujettis à l’inspection, tel que prévu par l’article 38 de la loi portant organisation et fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale, s’étend aux heures de travail de nuit, suivant les activités menées par l’entreprise. La commission ne saurait trop insister sur la nécessité d’autoriser les inspecteurs, sur une base légale, à exercer un droit d’entrée dans les établissements assujettis, sans considération des heures de travail desdits établissements. Elle appelle l’attention du gouvernement sur le paragraphe 270 de son étude d’ensemble de 2006 sur l’inspection du travail, dans lequel elle souligne que le but poursuivi par les dispositions susvisées de la convention est de donner aux inspecteurs la possibilité d’effectuer, là où ils sont nécessaires et quand ils sont possibles, les contrôles visant à assurer l’application des dispositions légales sur les conditions de travail. La commission estime en effet que la protection des travailleurs et les exigences techniques du contrôle devraient être les facteurs primordiaux de détermination du moment approprié des visites pour que, par exemple, des infractions telles que des conditions abusives de travail de nuit dans un établissement opérant officiellement de jour puissent être constatées ou que des contrôles techniques exigeant l’arrêt des machines ou du processus de production puissent être effectués. Elle prie en conséquence le gouvernement de prendre sans délai les mesures nécessaires pour que la législation soit mise en conformité avec la convention à cet égard et de communiquer copie de tout projet de texte ou de tout texte adopté à cette fin. La commission saurait gré au gouvernement de fournir, comme annoncé dans son rapport, copie de procès-verbaux de visites d’établissements dressés au cours de la période nocturne de travail.
Article 12, paragraphes 1 c) i) et 2. Etendue des pouvoirs d’investigation des inspecteurs du travail et avis de leur présence dans les lieux de travail. Se référant aux commentaires qu’elle formule depuis 2001 sur ce point, la commission prend note des nouvelles explications du gouvernement, selon lesquelles l’article 47 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale prévoit que la visite d’inspection sera réalisée avec l’employeur, les travailleurs ou leurs représentants, et que cette disposition a pour objectif de donner de la transparence aux visites d’inspection. La commission ne peut que répéter que l’obligation ainsi faite à l’inspecteur du travail d’effectuer ses contrôles avec l’employeur, les travailleurs ou leurs représentants constitue de toute évidence un obstacle à la liberté d’investigation prescrite par la convention, ainsi qu’à la libre expression et à la spontanéité des déclarations des personnes interrogées, notamment des travailleurs, et que cette obligation compromet en conséquence l’efficacité du contrôle. La commission souligne au paragraphe 275 de son étude d’ensemble précitée qu’il est indispensable, pour garantir des déclarations aussi spontanées et fiables que possible, que l’inspecteur du travail soit juge de l’opportunité de procéder à ses interrogatoires en toute confidentialité lorsque la matière l’exige. Ainsi peut-il éviter de mettre dans l’embarras l’employeur ou son représentant devant les travailleurs ou, à l’inverse, d’exposer les travailleurs au risque d’éventuelles représailles. Elle rappelle par ailleurs au gouvernement que, suivant l’article 12, paragraphe 2, l’inspecteur du travail devrait être autorisé à s’abstenir d’informer de sa présence l’employeur ou son représentant, s’il l’estime préférable pour l’efficacité du contrôle. La commission prie en conséquence une nouvelle fois le gouvernement de veiller à ce que la législation soit rapidement mise en conformité avec la lettre et l’esprit des dispositions susvisées de la convention. Elle espère que des informations pertinentes seront communiquées au BIT, accompagnées, le cas échéant, de tout texte y afférent.
Article 14. Notification des accidents du travail et des cas de maladie professionnelle à l’inspection du travail. Se référant à ses commentaires antérieurs sur la question, la commission relève que le projet de loi générale sur la prévention des risques professionnels est toujours en cours de discussion au sein de la commission compétente de l’Assemblée législative. Elle note par ailleurs que, dans la pratique, les services chargés de l’inspection de la sécurité et de la santé au travail exigent des entreprises qu’elles notifient et enregistrent les accidents du travail et les cas de maladie professionnelle. Invitant le gouvernement à se rapporter au paragraphe 118 de son étude d’ensemble précitée au sujet de l’importance de la fonction préventive de l’inspection du travail, la commission appelle à nouveau son attention sur son observation générale de 1996 au sujet de la publication par le BIT d’un recueil de directives pratiques sur l’enregistrement et la déclaration des accidents du travail et des cas de maladie professionnelle, afin de donner aux Etats Membres des orientations en la matière. Elle espère que le gouvernement ne manquera pas, à l’occasion de la discussion du projet de la loi générale sur la prévention des risques professionnels, de veiller à ce que soient définis par la législation nationale les cas et la manière dans lesquels l’inspection du travail sera informée des accidents du travail et des cas de maladie professionnelle, et qu’il tiendra le BIT informé de tout développement dans ce sens et de tout texte adopté.
Article 18. Sanctions appropriées. Tout en notant les informations communiquées par le gouvernement au sujet des critères de fixation des amendes, la commission se réfère au paragraphe 295 de son étude d’ensemble dans lequel elle souligne qu’il est important de conserver aux sanctions pécuniaires un caractère suffisamment dissuasif en dépit des fluctuations monétaires. Il convient en effet que les employeurs ne soient pas enclins à préférer s’acquitter des amendes, jugées plus économiques que les mesures requises pour être en conformité avec les dispositions légales sur les conditions de travail et la protection des travailleurs. La commission prie le gouvernement de prendre rapidement les mesures visant à ce qu’une méthode appropriée de révision des montants des amendes imposables en cas de violation des dispositions légales dont le contrôle de l’application est attribué aux inspecteurs du travail, ainsi que pour obstruction faite aux inspecteurs, soit rapidement établie. Elle lui saurait gré de communiquer dans son prochain rapport des informations sur les mesures prises ainsi que copie de tout texte légal y afférent.
Articles 20 et 21. Publication et communication au BIT d’un rapport annuel d’inspection. La commission relève que, en dépit de ses demandes réitérées, aucun rapport annuel d’inspection tel que prévu par ces dispositions de la convention n’a été communiqué au BIT depuis la ratification de celle-ci en 1995. Elle veut croire que le gouvernement prendra, à la faveur de la coopération internationale et de l’assistance technique du BIT dont il bénéficie, les mesures nécessaires aux fins de la publication et de la communication au BIT par l’autorité centrale d’inspection, dans les délais prescrits par l’article 20, d’un rapport annuel contenant les informations requises par les alinéas a) à g) de l’article 21.
Inspection du travail et travail des enfants. La commission note que les informations chiffrées fournies par le gouvernement en ce qui concerne les visites d’inspection ciblant le travail des enfants ainsi que les activités de prévention et sensibilisation menées dans ce domaine, en 2006 et 2007, se rapportent essentiellement au secteur agricole. Elle prie le gouvernement de prendre des mesures visant à ce que des informations sur le contrôle de l’application des dispositions légales relatives au travail des enfants dans les établissements industriels et commerciaux soient communiquées au Bureau et qu’elles soient incluses de manière distincte dans le rapport annuel d’inspection demandé.
En outre, la commission adresse directement au gouvernement une demande portant sur d’autres points.
Se référant également à ses commentaires relatifs à l’application de la convention no 81, la commission prend note des informations contenues dans le rapport du gouvernement en réponse à ses commentaires antérieurs, ainsi que du règlement général relatif aux viatiques.
Coopération internationale et assistance technique du BIT. La commission note qu’un diagnostic de la situation de l’inspection du travail a été réalisé en 2008 par le BIT dans le cadre du projet régional RLA/07/04M/USA pour le renforcement des systèmes de l’administration publique du travail et que le plan d’action pour sa mise en œuvre est en cours de réalisation.
Article 9, paragraphe 3, et articles 10, 11, 14 et 15 de la convention. Ressources humaines et moyens matériels de l’inspection du travail dans l’agriculture. La commission note que, selon le gouvernement, 26 inspecteurs du travail, répartis entre le bureau central de San Salvador (13), les bureaux régionaux de Santa Ana (1) et de San Miguel (2), et les bureaux départementaux de Sonsonate (1), de Zacatecoluca (4), de l’Unión (2) et d’Usulután (3), exercent des fonctions dans l’agriculture. Elle note qu’ils disposent de huit véhicules, dont deux au bureau central et un dans chacun des bureaux régionaux de Santa Ana et de San Miguel, des bureaux départementaux de Sonsonate, de Zacatecoluca, de San Miguel et de l’Unión. L’utilisation de ces véhicules est programmée de manière à réduire les frais de transport. Selon le gouvernement, le règlement relatif aux viatiques, dans sa teneur du 15 juin 2000, a pour but de régir leur utilisation par les employés recrutés en vertu de la loi sur les salaires, les contrats et les salaires journaliers qui se déplacent en mission officielle ou vont vers des lieux différents de leur lieu de travail. Le règlement définit le fondement et les modalités de remboursement des frais de carburant, des réparations pour dommages non imputables aux fonctionnaires concernés, ainsi que des titres de transport public.
En réponse à la demande d’informations par la commission concernant toute formation spécifique dispensée aux inspecteurs exerçant dans l’agriculture, le gouvernement a fourni un rapport relatif à des actions de formation réalisées en 2006, 2007 et en janvier 2008 et destinées aux inspecteurs du travail, aux inspecteurs de la sécurité et la santé au travail, aux techniciens en sécurité au travail et aux inspecteurs chargés des questions de genre. La commission constate néanmoins que le tableau, qui indique les thèmes de formation et leur durée, ainsi que le nombre de participants, ne fait état d’aucune formation spécifique ciblant l’inspection du travail dans les entreprises agricoles. En outre, selon le gouvernement, il n’a jamais été fait appel à la collaboration d’experts en vue de la résolution de problèmes nécessitant des connaissances techniques dépassant les compétences des inspecteurs. La commission saurait gré au gouvernement de faire part de son appréciation quant au niveau d’adéquation des moyens et facilités de transport de l’inspection du travail au regard des besoins spécifiques liés à l’éloignement et à l’éparpillement géographique des entreprises agricoles, et d’indiquer de quelle manière est effectué, dans la pratique, le remboursement des frais de déplacement prévu par le règlement relatif aux viatiques (contrôle du kilométrage, durée moyenne d’attente du remboursement, notamment).
Le gouvernement est prié de prendre des mesures assurant que, conformément à l’article 9, paragraphe 3, les inspecteurs du travail exerçant leurs fonctions dans l’agriculture reçoivent une formation adéquate, ainsi qu’un perfectionnement en cours d’emploi, et puissent compter sur la collaboration d’experts et techniciens dûment qualifiés (médecins, chimistes, ingénieurs en sécurité) pour la résolution de problèmes nécessitant des connaissances techniques dépassant leurs compétences.
Articles 8 et 20 a). Conditions de service des inspecteurs du travail dans l’agriculture. Respect de l’éthique professionnelle et obligation de désintéressement. La commission note que, contrairement à ce qui est annoncé dans le rapport du gouvernement, le texte des normes déontologiques pour la fonction publique n’a pas été communiqué au Bureau. Elle note, en réponse à sa demande d’informations concernant le niveau de rémunération du personnel d’inspection par rapport à celui d’autres fonctionnaires exerçant des responsabilités de niveau comparable, que le salaire mensuel est de 1 058,25 colons salvadoriens pour le chef du Département d’inspection dans l’agriculture, de 748,67 colons salvadoriens pour un chef de section de l’inspection dans l’agriculture, de 665,91 colons salvadoriens pour un superviseur du Département d’inspection dans l’agriculture et de 624,55 colons salvadoriens pour un inspecteur du travail dans l’agriculture.
S’agissant de la rémunération d’autres fonctionnaires, le gouvernement indique que le chef d’inspection de l’Institut salvadorien de la sécurité sociale (ISSS) perçoit un salaire de 1 600 colons salvadoriens, le superviseur d’inspection de 1 250 colons salvadoriens et les inspecteurs de 777 colons salvadoriens. Il ressort de ces indications une inégalité substantielle au détriment des fonctionnaires de l’inspection du travail chargée de l’agriculture. La commission espère que des mesures seront rapidement prises pour que les conditions de service des inspecteurs du travail, notamment leur rémunération, soient améliorées de manière à correspondre à leur niveau de responsabilité à chaque grade et à les mettre à l’abri de toute influence extérieure indue. Elle prie le gouvernement de communiquer des informations sur tout développement à cet égard ainsi que le texte des normes déontologiques auquel il se réfère dans son rapport.
Sécurité physique des inspecteurs du travail lors des contrôles dans les entreprises agricoles. La commission note que, en réponse à sa demande d’informations sur toute mesure qui aurait pu être prise ou envisagée en vue de garantir la sécurité des agents d’inspection du travail exerçant des fonctions dans le secteur agricole, le gouvernement indique avoir déployé depuis 2004, dans les zones agricoles, des effectifs de la police rurale chargés d’y assurer la sécurité de la population. Il ajoute que la présence de la police dans plusieurs de ces zones rurales a permis de rétablir la confiance de ses habitants et de garantir la sécurité des inspecteurs là où ils effectuent leurs missions. La commission saurait gré au gouvernement de fournir des détails sur la manière dont les inspecteurs du travail peuvent avoir recours à ces forces de l’ordre en cas de menace ou d’agression de la part d’employeurs s’opposant aux contrôles. Elle le prie de fournir en outre des exemples de cas dans lesquels des inspecteurs auraient été exposés à des violences et d’indiquer la manière dont ils ont été protégés.
Article 16, paragraphes 1 c) i) et 3, et article 20 c). Prérogatives d’investigation et confidentialité de la source des plaintes. La commission note les explications fournies par le gouvernement au sujet de l’étendue du droit d’accès des inspecteurs aux lieux de travail assujettis à leur contrôle, ainsi que les dispositions légales visant à assurer la confidentialité relative à la source des plaintes. Elle se voit obligée d’attirer à nouveau son attention sur le fait que l’article 47 de la loi de 1996 sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale, en vertu duquel l’inspecteur du travail ne peut effectuer une visite d’établissement qu’en présence de l’employeur, des travailleurs ou de leurs représentants, est contraire à la convention. En effet, selon le paragraphe 1 c) de l’article 16 de la convention, l’inspecteur devrait être autorisé à effectuer ses interrogatoires soit seul, soit en présence de témoins. En outre, selon le paragraphe 3 du même article, l’inspecteur du travail devrait pouvoir, à l’occasion d’une visite d’inspection, s’abstenir d’informer de sa présence l’employeur ou son représentant, s’il estime qu’un tel avis risque de porter préjudice à l’efficacité du contrôle, l’objectif poursuivi étant de garantir l’efficacité du contrôle et la confidentialité de la source des plaintes et dénonciations (article 20 c)). La commission espère, en conséquence, que le gouvernement ne manquera pas de prendre enfin les mesures nécessaires pour qu’il soit donné pleinement effet à ces dispositions de la convention, notamment dans le cadre de la réforme législative prévue par le plan d’action consécutif au diagnostic récent de l’inspection du travail, en particulier par la suppression de l’article 47 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale. Elle lui saurait gré d’en tenir le BIT informé.
Article 6, paragraphe 1 b), et article 13. Collaboration entre les fonctionnaires de l’inspection du travail dans l’agriculture, les employeurs et les travailleurs ou leurs organisations. La commission ayant noté dans un précédent rapport du gouvernement (2002) l’existence, au sein du Conseil supérieur du travail, d’une collaboration entre les fonctionnaires de l’inspection du travail dans l’agriculture et les employeurs et les travailleurs ou leurs organisations, elle avait sollicité un complément d’information sur: i) la composition et les attributions de ce conseil; ii) la fréquence de ses sessions; iii) les sujets liés à l’inspection du travail dans l’agriculture traités en son sein. Elle avait également prié le gouvernement de communiquer tout texte, rapport d’activité et autres documents pertinents. Le gouvernement indique que le conseil est un organe consultatif chargé d’examiner, à la demande de ses membres, les questions sociales ainsi que la réglementation prise en application du Code du travail, qu’il est constitué de huit représentants d’employeurs, de huit représentants de travailleurs et de huit représentants du gouvernement, et qu’il constitue un cadre institutionnel pour le dialogue et la promotion de la concertation économique et sociale entre les autorités publiques et les partenaires sociaux. Il est également consulté sur les questions liées à la participation du pays à des forums internationaux relatifs aux matières relevant de sa compétence et à l’application des normes internationales du travail adoptées par l’OIT. Se réunissant deux fois par mois, à la demande de l’un de ses membres, et en plénière deux fois par an, lorsque c’est nécessaire, ce conseil n’a toutefois pas encore traité de questions relatives à l’inspection du travail dans l’agriculture. La commission prie le gouvernement d’indiquer si des mesures sont prises ou envisagées pour étendre le champ de compétences de cet organe de manière à ce qu’il puisse émettre des avis en vue de l’amélioration des conditions de travail et des conditions de vie dans les exploitations agricoles, notamment dans les plantations et autres entreprises agricoles intensives, par exemple un avis sur le projet de loi générale de prévention des risques dans les lieux de travail dont le processus d’adoption est en cours. Dans l’affirmative, elle lui saurait gré de communiquer des informations sur les sujets traités ainsi que sur le résultat des travaux de ce conseil.
Se référant également à son observation, la commission prend note de la réorganisation du ministère du Travail et de la restructuration de l’inspection du travail. Elle prend également note de l’indication du gouvernement selon laquelle la procédure de contrôle concernant les dispositions légales sur les conditions d’hygiène et de santé, ainsi que sur les autres conditions de travail, a été révisée dans un souci de célérité, afin de réduire le temps de réponse aux usagers. La commission espère que le gouvernement tiendra le BIT dûment informé de tout progrès atteint dans ce sens et qu’il ne manquera pas de communiquer copie de tout texte pertinent.
Article 3, paragraphe 2, de la convention. Suppression de certaines fonctions additionnelles au profit de l’exercice des fonctions principales d’inspection. Se référant à ses commentaires antérieurs, la commission note avec intérêt que certaines tâches, telles le calcul des prestations dues aux travailleurs et la communication de documents de fin de contrats, attribuées par l’article 402 du Code du travail à la Direction générale d’inspection du travail, sont désormais effectuées par du personnel administratif. Elle prie le gouvernement de fournir des informations sur l’impact de cet allègement de tâches sur le volume et la qualité des activités des inspecteurs, telles qu’elles découlent de leurs fonctions principales définies par l’article 3, paragraphe 1, de la convention.
Article 6. Statut et conditions de services des inspecteurs du travail. Tout en notant le point de vue du gouvernement, la commission continue de considérer contraires à la convention les termes contractuels de la relation de travail des inspecteurs du travail, qui limitent celle-ci à une année, fût-elle renouvelable. Elle l’invite à se référer sur la question aux paragraphes 203 à 221 de son étude d’ensemble de 2006 sur l’inspection du travail et le prie une nouvelle fois de prendre rapidement des mesures visant à assurer aux inspecteurs du travail un statut et des conditions de services garantissant la stabilité de leur emploi et les rendant indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue, et d’en tenir le BIT informé.
Articles 7, 10, 11 et 21 c). Ressources humaines, moyens d’action et volume des activités d’inspection du travail. La commission note que l’effectif d’inspection du travail se répartit en 45 inspecteurs de l’hygiène et de la sécurité au travail et 88 inspecteurs chargés des autres domaines couverts, et qu’un programme de formation spécialisé différencié en fonction de l’ancienneté a été mis en œuvre pour renforcer leurs compétences. Elle note avec intérêt qu’il est envisagé, à la faveur de l’augmentation substantielle du budget du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, de recruter plus de 150 inspecteurs du travail et de sécurité au travail. La commission saurait gré au gouvernement de communiquer dans son prochain rapport des informations détaillées sur: i) l’évolution des effectifs d’inspection du travail et de l’étendue de la couverture d’établissements; ii) le contenu des activités de formation destinées aux inspecteurs, leur durée et les effectifs concernés; iii) le nombre et la répartition géographique des établissements assujettis à l’inspection du travail et des travailleurs qui y sont occupés; et iv) la traduction, en pratique, de l’augmentation du budget du ministère en termes de moyens matériels, bureautiques et de transport des services d’inspection du travail.
Article 8. Mixité des effectifs de l’inspection du travail. Se référant à ses commentaires antérieurs, la commission note que, sur un effectif total de 113 inspecteurs du travail, 59 sont des femmes. Elle saurait gré au gouvernement de compléter cette information en communiquant la répartition par grade des inspecteurs et des inspectrices.
Article 14. Notification à l’inspection du travail des accidents du travail et des cas de maladie professionnelle. La commission note qu’un processus de modification et de renforcement des dispositions légales relatives à la sécurité et à la santé au travail a été engagé dans le pays. Elle relève en particulier avec intérêt qu’il est prévu, dans le projet de loi générale sur la prévention des risques au travail, une obligation de notification, dans les 72 heures, à l’inspection du travail de tout accident du travail et, immédiatement et sans délai, de tout accident grave ou mortel. La commission espère que le gouvernement ne manquera pas de tenir le BIT informé de l’état d’avancement du projet de loi susmentionné, et d’indiquer par ailleurs de quelle manière il est donné effet ou envisagé de donner effet à l’article 14 de la convention en ce qui concerne la notification à l’inspection du travail des cas de maladie professionnelle.
Article 17, paragraphe 2. Libre choix des inspecteurs du travail de la suite à donner en cas d’infraction. La commission prie une nouvelle fois le gouvernement de préciser si, comme prévu par cette disposition, il est laissé à la libre décision des inspecteurs du travail de donner des avertissements ou des conseils au lieu d’intenter ou de recommander des poursuites. Dans la négative, elle lui saurait gré de prendre des mesures visant à mettre la législation en accord avec la convention à cet égard et d’en tenir le BIT dûment informé.
Article 18. Sanctions appropriées. La commission saurait gré au gouvernement de communiquer dans son prochain rapport des informations sur les mesures prises pour assurer que les sanctions applicables aux infractions à la législation, relevant du contrôle de l’inspection ou aux actes d’obstruction à l’encontre des inspecteurs, conservent un caractère approprié, c’est-à-dire dissuasif, ainsi que copie de tout texte pertinent.
Articles 20 et 21. Rapport annuel d’inspection. La commission note avec intérêt la diffusion par le gouvernement, via son site Internet (www.mtps.gov.sv), des informations et statistiques concernant l’inspection du travail: nombre de personnes occupées dans les établissements industriels et commerciaux employant au moins cinq employés; nombre et objet des visites d’inspection entre 2000 et 2004 et nombre de travailleurs couverts; nombre et montant total des amendes imposées dans certaines circonscriptions du pays; nombre d’accidents du travail, etc. Bien que ces informations ne donnent pas une image complète du fonctionnement du système d’inspection dans sa globalité pendant une même période de référence, il apparaît que les capacités de collecte de données et d’établissement de statistiques sur les questions se sont développées dans une mesure appréciable, et que leur diffusion via Internet les rend accessibles aux partenaires sociaux ainsi qu’aux autres organes de l’administration et institutions intéressés, et leur offrent l’opportunité d’exprimer leur point de vue sur le fonctionnement du système d’inspection. La commission espère que le gouvernement pourra faire état dans son prochain rapport de progrès visant à faire porter effet aux articles 20 et 21 par la publication et la communication au BIT, par l’autorité centrale d’inspection, dans les délais requis, d’un rapport annuel d’activités contenant les informations requises sous chacun des points de l’article 21.
Se référant à son observation, la commission saurait gré au gouvernement de communiquer des informations complémentaires sur les points suivants.
Article 5 de la convention. Extension du système d’inspection aux travailleurs agricoles non salariés. La commission prie le gouvernement d’indiquer s’il est prévu d’étendre le système d’inspection dans l’agriculture de manière à assurer des prestations, notamment en matière d’informations techniques dans les domaines de l’hygiène, de la santé et de la sécurité au travail, en relation avec l’utilisation des machines ou la manipulation de substances chimiques toxiques ou dangereuses pour l’environnement, ou en relation avec des questions de sécurité sociale, à l’une ou l’autre des catégories de travailleurs non salariés, visées par l’article 5.
Article 17. Contrôle préventif des nouvelles installations, substances et procédés. Se référant à ses commentaires antérieurs, la commission relève que le règlement spécial applicable au secteur agricole, tel que prévu par l’article 2 du Règlement général sur la sécurité et l’hygiène dans les centres de travail, n’est pas encore pris. Elle note toutefois que la législation relative à la sécurité et la santé au travail est en cours de révision et qu’un projet de loi général sur la prévention des risques dans les lieux de travail, y compris dans le secteur agricole, a été soumis au Congrès. Le gouvernement est prié de tenir le Bureau informé de tous développements à cet égard et de communiquer copie de tout texte éventuellement adopté.
Conditions de sécurité des inspecteurs du travail. Se référant à ses commentaires antérieurs, la commission prie une nouvelle fois le gouvernement de communiquer des informations sur toute mesure prise ou envisagée afin de garantir la sécurité nécessaire aux inspecteurs et aux inspectrices du travail exerçant des fonctions dans le secteur agricole, au regard des risques particuliers auxquels ils peuvent être exposés.
La commission prend note du rapport du gouvernement ainsi que de la communication du manuel pour les inspecteurs du travail portant sur la lutte contre les pires formes du travail des enfants, élaboré en collaboration avec le BIT et l’Association internationales des inspecteurs du travail (IALI) et adapté au pays. Elle prend également note de l’audit du ministère du Travail effectué en 2002 dans le cadre du projet MATAC/OIT et du décret exécutif no 53 du 5 juin 1996, portant règlement général des viatiques.
1. Article 12, paragraphe 1 a) et b), de la convention. Etendue du droit de libre accès des inspecteurs aux lieux de travail. Faisant suite à ses commentaires antérieurs, la commission appelle l’attention du gouvernement sur les développements qu’elle a consacrés au paragraphe 270 de son étude d’ensemble de 2005 sur l’inspection du travail aux objectifs de l’exercice d’un droit de libre accès aux lieux de travail, tel que prévu par les conventions nos 81 et 129. Elle a en effet indiqué que les modalités d’exercice de ce droit ont pour but de donner aux inspecteurs la possibilité d’effectuer, là où ils sont nécessaires et quand ils sont possibles, les contrôles visant à assurer l’application des dispositions légales sur les conditions de travail. La commission estime que la protection des travailleurs et les exigences techniques du contrôle devraient être les facteurs primordiaux de détermination du moment approprié des visites pour que, par exemple, des infractions telles que des conditions abusives de travail de nuit dans un établissement opérant officiellement de jour puissent être constatées, ou que des contrôles techniques exigeant l’arrêt des machines ou du processus de fabrication puissent être effectués. La commission prie donc une nouvelle fois le gouvernement de prendre des mesures visant à ce que législation soit complétée de manière à étendre le droit de libre entrée des inspecteurs, également pendant la nuit, dans les établissements assujettis, et de leur permettre de pénétrer, pendant le jour, dans les locaux où les inspecteurs peuvent avoir un motif raisonnable de supposer être assujettis au contrôle de l’inspection. Elle espère que le gouvernement fournira dans son prochain rapport des informations sur tout progrès dans ce sens.
2. Article 12, paragraphe 1 c) i), et paragraphe 2. Etendue des pouvoirs d’investigation des inspecteurs du travail. La commission prend note des explications fournies par le gouvernement sur le sens de l’article 47 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale. Elle relève néanmoins que cette disposition, qui prévoit que la visite d’inspection s’effectue avec la participation de l’employeur, des travailleurs ou de leurs représentants, reste ambiguë dans la mesure où elle donne le droit à l’employeur ou à son représentant d’accompagner l’inspecteur dans ses déplacements sur les lieux de travail, et lui permet ainsi d’identifier, parmi les personnes interrogées, ceux des travailleurs ayant pu fournir les informations sur lesquelles un rapport d’inspection défavorable s’est basé. Il y a donc là de toute évidence entrave à la liberté de mouvement nécessaire à une inspection efficace et risque de représailles pour les travailleurs, même si, en vertu de l’article 38 b) de la même loi, l’inspecteur est libre d’interroger sans témoin toute personne présente sur les lieux de la visite. La commission rappelle en outre au gouvernement que, suivant l’article 12, paragraphe 1 b), de la convention, l’inspecteur doit être autorisé à s’abstenir d’informer de sa présence l’employeur ou son représentant à l’occasion d’une visite s’il estime qu’un tel avis risque de porter préjudice à l’efficacité du contrôle. En conséquence, le deuxième alinéa 2 de l’article 47 devrait également être modifié de manière à laisser à l’inspecteur l’opportunité d’aviser, ou de ne pas aviser, de sa présence l’employeur, son représentant ou toute autre personne responsable de l’établissement ou du lieu de travail. La commission prie donc une nouvelle fois le gouvernement de prendre les mesures visant à mettre la législation en conformité avec ses dispositions de la convention et de fournir dans son prochain rapport des informations sur tout progrès requis à cette fin ainsi que copie de tout texte pertinent.
Inspection du travail et travail des enfants. La commission note avec intérêt que le Manuel sur la lutte contre les pires formes du travail des enfants désigne les inspecteurs du travail comme les acteurs clés de cette lutte. Notant les informations chiffrées sur les activités de contrôle, de prévention et sensibilisation menées dans ce domaine, la commission prie le gouvernement de compléter ces informations par des précisions sur les actions entreprises par les inspecteurs à l’encontre des employeurs en infraction en la matière, et de veiller à ce que des statistiques pertinentes soient incluses sur une base régulière et de manière distincte dans les rapports annuels dont la publication et la communication au BIT sont prescrites par l’article 20 et le contenu par l’article 21.
La commission adresse directement une demande au gouvernement sur d’autres points.
La commission prend note du rapport du gouvernement et des réponses à ses commentaires antérieurs.
1. Articles 9, paragraphe 3, 10, 11, 14 et 15, paragraphes 1 b) et 2, de la convention. Ressources humaines et matérielles de l’inspection du travail dans l’agriculture. Selon le gouvernement, le ministère du Travail dispose d’un corps technique d’inspecteurs dûment préparés à exercer des activités dans le secteur agricole, bénéficiant sur une base régulière de programmes de formation en matière juridique et technique en vue de l’exercice de leurs missions. Se référant à son observation sous la convention no 81 au sujet des mesures prises et envisagées pour renforcer les ressources humaines et améliorer les conditions matérielles de travail des services d’inspection, la commission prie le gouvernement de fournir des informations détaillées et chiffrées au sujet de telles mesures prises, notamment: i) en termes d’effectifs d’inspecteurs destinés à exercer dans le secteur agricole, en indiquant notamment leur répartition géographique; ii) en termes de facilités de transport; et iii) en termes d’allocations de viatiques pour assurer la mobilité indispensable à l’exercice des contrôles dans les entreprises agricoles situées dans les régions isolées.
La commission prie en outre le gouvernement de communiquer des détails sur le contenu et la durée des formations dispensées aux inspecteurs exerçant dans l’agriculture au cours de la période couverte par le prochain rapport, ainsi que sur les effectifs concernés et d’indiquer s’il est fait recours, en cas de besoin et comme prévu par l’article 11 de la convention, à la collaboration d’experts en vue de la résolution de problèmes nécessitant des connaissances techniques dépassant les compétences des inspecteurs. Prière de décrire dans l’affirmative les modalités d’une telle collaboration.
2. Articles 8 et 20. Observation de l’éthique professionnelle des inspecteurs dans l’agriculture et obligation de désintéressement. Se référant à son observation antérieure sur la question, la commission prend note des éclaircissements fournis par le gouvernement, à savoir qu’il n’a pas été relevé de cas de corruption au sein du corps des inspecteurs et que la législation nationale contient au chapitre II du titre XVI du Code pénal une série de dispositifs à caractère administratif et judiciaire applicables aux fonctionnaires qui commettent ou seraient tentés de commettre des abus. La commission note en outre avec intérêt la création d’une commission chargée de fixer les principes éthiques de référence des activités des inspecteurs du travail et de déterminer des régimes d’interdiction et d’incompatibilité pour les fonctionnaires publics. La commission saurait gré au gouvernement de communiquer copie du texte des règles éthiques pour la fonction publique, mentionnées dans son rapport, d’indiquer l’échelle des rémunérations au sein du système de l’inspection du travail dans l’agriculture et de fournir des informations sur l’échelle des rémunérations appliquée à d’autres fonctionnaires ayant des responsabilités comparables, tels que, par exemple, les inspecteurs des impôts.
3. Articles 6, paragraphe 1 a), 16, 20 et 21. Modalités de contrôle de la législation sur les conditions de travail et la protection des travailleurs, étendue du droit de libre entrée dans les exploitations agricoles et confidentialité de la source des plaintes. La commission note avec intérêt que les contrôles effectués par les inspecteurs dans le secteur agricole se répartissent en activités à caractère proactif, au moyen de visites programmées, et en activités à caractère réactif, au moyen de visites d’inspection sur plainte de travailleurs s’estimant victimes de violation de leurs droits. Se référant à ses commentaires sous la convention no 81 au sujet de l’étendue du droit de libre accès des inspecteurs aux établissements et lieux de travail, la commission prie le gouvernement de communiquer les informations pertinentes sous cette convention (article 16, paragraphe 1 a), b) et c) i), et paragraphe 2) et d’indiquer en outre de quelle manière il est assuré que l’inspecteur traite comme absolument confidentielle la source des plaintes qui motivent une visite et qu’il respecte l’interdiction de révéler à l’employeur ou à son représentant que la visite a été effectuée suite à une plainte (article 20 c)).
4. Article 6, paragraphe 1 b), et article 13. Fourniture d’informations et de conseils techniques aux employeurs et aux travailleurs; collaboration entre les fonctionnaires de l’inspection du travail dans l’agriculture, les employeurs et les travailleurs ou leurs organisations. Selon le gouvernement, des activités de diffusion et de promotion de la législation du travail auprès des travailleurs et des employeurs ont été menées dans différents lieux du pays à travers des discussions de sensibilisation, la distribution de brochures aux usagers, la presse, via le site Internet du ministère, etc. Le gouvernement indique également qu’un guide sur les droits et les obligations des travailleurs a été élaboré en vue de contribuer à la consolidation d’une culture du travail basée sur le dialogue et la concertation entre les partenaires sociaux. En outre, comme indiqué par le gouvernement dans son rapport reçu en 2002, les fonctionnaires de l’inspection du travail dans l’agriculture collaborent avec les employeurs et les travailleurs ou leurs organisations au sein du Conseil supérieur du travail. La commission note avec intérêt ces informations et saurait gré au gouvernement de les compléter par des précisions sur: i) la composition et les attributions de ce conseil; ii) la fréquence de ses sessions; iii) les sujets liés à l’inspection du travail dans l’agriculture traités en son sein; ainsi que par la communication de tout texte, rapport d’activités et autres documents pertinents.
La commission adresse directement au gouvernement une demande sur d’autres points.
La commission prend note des informations communiquées par le gouvernement en réponse à ses commentaires antérieurs et lui saurait gré de fournir des éclaircissements sur les points suivants.
Article 5 de la convention. La commission saurait gré au gouvernement de préciser s’il existe des organes autres que le Conseil supérieur du travail et le Conseil national des salaires minima, au sein desquels une coopération et des négociations entre les autorités publiques et les organisations d’employeurs et de travailleurs les plus représentatives seraient assurées aux niveaux régional et local et à celui des divers secteurs d’activitééconomique.
Article 7. La commission espère que le gouvernement ne manquera pas de communiquer dans un proche avenir ses conclusions quant à l’opportunité d’étendre progressivement certaines fonctions du système d’administration du travail à des travailleurs non salariés tels que, notamment, ceux mentionnés dans les alinéas a), b) et d) de cet article.
Article 10. La commission prie une nouvelle fois le gouvernement de décrire les moyens matériels mis à la disposition du personnel de l’administration du travail pour l’exercice de ses fonctions. Elle lui saurait en outre gré de préciser si les recommandations du projet MATAC/BIT portant sur le recrutement, la composition, le statut et les conditions de service du personnel de l’administration du travail ont été accueillies favorablement et de communiquer, le cas échéant, copie de tout texte adopté en la matière.
Se référant également à son observation, ainsi qu’à ses commentaires sous la convention no 81, la commission prie le gouvernement de communiquer des informations complémentaires sur les points suivants.
Article 5 de la convention. La commission le prie d’indiquer s’il est envisagé, à la faveur de l’amélioration en cours du système d’inspection du travail, d’étendre le système d’inspection du travail dans l’agriculture à des travailleurs qui, aux yeux de la législation, ne sont pas des salariés, tels notamment ceux appartenant aux catégories visées par les alinéas a), b) et c) de cet article.
Article 10. La commission note que les femmes sont éligibles dans les mêmes conditions que les hommes à la fonction d’inspection du travail dans le secteur de l’agriculture. Elle relève cependant qu’aucune femme n’a encore été nommée à cet effet, au motif du climat d’insécurité caractérisant certaines zones agricoles. Estimant qu’un tel climat est également potentiellement dangereux pour les inspecteurs de l’autre sexe, ainsi que les événements l’ont prouvé récemment dans d’autres régions du monde, la commission espère que le gouvernement ne manquera pas de prendre des mesures visant à garantir dans toute la mesure possible la sécurité des inspecteurs et inspectrices du travail dans l’exercice de leur profession, en particulier dans les zones rurales.
Article 16. La commission note les explications du gouvernement, au sujet de l’application conjointe des articles 38 a) de la loi sur l’organisation, les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale et 161 du Code du travail s’agissant des conditions d’exercice du droit de libre entrée des inspecteurs du travail dans les entreprises agricoles. Elle relève par ailleurs que, dans la pratique, les horaires de travail peuvent varier d’une entreprise à l’autre. Rappelant au gouvernement les développements qu’elle a consacrés à la question aux paragraphes 157 et suivants de son étude d’ensemble de 1985 sur l’inspection du travail, la commission appelle à nouveau l’attention du gouvernement sur la nécessité, pour garantir l’efficacité du contrôle, d’accorder sur une base légale aux inspecteurs du travail dans l’agriculture un droit de libre entrée dans les entreprises agricoles, conforme à chacune des dispositions de cet article de la convention et le prie de fournir des informations sur toutes mesures prises à cette fin.
Article 16, paragraphe 3. La commission prie le gouvernement de se référer aux commentaires qu’elle a formulés sous l’article 12, paragraphe 2, de la convention no 81 sur l’inspection du travail, au sujet des conditions d’application du principe de l’obligation générale de l’inspecteur de notifier sa présence à l’employeur ou à son représentant et du droit d’y déroger qui devrait être reconnu à l’inspecteur. Elle lui saurait gré de prendre les mesures pertinentes demandées, en ce qui concerne les inspecteurs exerçant également dans le secteur agricole.
Article 17. La commission prie le gouvernement de fournir copie du règlement spécial applicable notamment au travail agricole, mentionné par l’article 2 du Règlement sur la sécurité et l’hygiène dans les centres de travail, invoqué par le gouvernement en réponse aux commentaires antérieurs de la commission, au sujet des missions de contrôle préventif.
Article 19. Selon les informations fournies par le gouvernement, les inspecteurs du travail ne sont pas informés des accidents du travail et des cas de maladie professionnelle par les employeurs ou par un organisme quelconque, mais au moyen des plaintes des travailleurs affectés. Les inspecteurs réalisent alors des enquêtes visant à identifier les causes desdits accidents ou maladies. Soulignant, comme elle l’a fait dans les paragraphes 86 et 89 et suivants de son étude d’ensemble sur l’inspection du travail de 1985, l’importance, d’une part, de la notification des accidents du travail et de cas de maladie professionnelle au service de l’inspection du travail et, d’autre part, de la participation des inspecteurs aux enquêtes sur leurs causes, la commission saurait gré au gouvernement de prendre rapidement des mesures visant à ce qu’une procédure de notification pertinente soit établie à l’égard des services d’inspection couvrant les entreprises agricoles, au moins pour les cas les plus graves, comme prévu par les dispositions de cet article de la convention.
Articles 26 et 27. La commission se réfère aux commentaires sous les articles 20 et 21 de la convention nº 81 sur l’inspection du travail et espère que le gouvernement mettra tout en œuvre pour assurer qu’un rapport annuel sur l’activité des services d’inspection dans l’agriculture, portant sur chacun des sujets définis par les alinéas a) à g) de l’article 27, soit sous forme d’un rapport annuel séparé, soit comme partie d’un rapport annuel général, sera prochainement publié et communiqué au BIT dans les délais prescrits par l’article 26.
Se référant également à son observation, la commission prend note des informations communiquées en réponse à ses commentaires antérieurs. Elle prend note en particulier des activités menées pour l’établissement d’un système d’inspection du travail reposant sur une législation appropriée, à l’issue de la réalisation du projet MATAC/BIT, pour le renforcement des administrations du travail des pays d’Amérique centrale, en 2002. La commission note que, selon le gouvernement, la mise en œuvre des recommandations du projet nécessite notamment des ressources budgétaires appropriées, l’élaboration d’une liste de postes de travail ainsi que le développement d’un programme de formation à l’intention des inspecteurs du travail. En outre, un processus de restructuration organisationnelle et fonctionnelle aurait été entrepris à la suite d’un diagnostic sur le système d’inspection du travail en vue d’en assouplir le fonctionnement pour une plus grande efficacité et un professionnalisme accru. La commission saurait gré au gouvernement de tenir le BIT informé de l’état d’avancement dudit processus, et de communiquer, le cas échéant, copie de toute législation et de tout document pertinents, y compris, si possible, du diagnostic et des recommandations qui en ont résulté.
Article 3, paragraphe 1 b) et c), de la convention. Faisant suite à ses commentaires antérieurs, la commission saurait gré au gouvernement de fournir copie de tout texte légal servant de base aux attributions des inspecteurs du travail, au regard de ces dispositions de la convention.
Article 3, paragraphe 2. Notant que, selon le rapport du gouvernement pour la période finissant le 31 mai 2001, les inspecteurs du travail sont chargés de la réalisation de certaines tâches administratives telles que le calcul des indemnisations et des montants à payer aux travailleurs en cas de licenciement et la rédaction des lettres de démission à la demande des travailleurs, la commission prie le gouvernement d’indiquer de quelle manière il est assuré que les activités des inspecteurs du travail sont principalement centrées sur le respect de la législation relative aux conditions de travail et à la protection des travailleurs dans l’exercice de leur profession, et que l’exercice des autres tâches ne fait pas obstacle ni ne porte préjudice d’une quelconque manière à l’autorité ou à l’impartialité nécessaires dans leurs relations avec les employeurs et les travailleurs.
Article 6. La commission relève que, selon le gouvernement, les inspecteurs du travail exercent en vertu d’un contrat indéfini pour une durée déterminée d’une année. Or suivant cet article de la convention, les inspecteurs du travail devraient bénéficier d’un statut et de conditions de service assurant précisément la stabilité dans leur emploi. Le gouvernement est en conséquence prié de prendre des mesures en vue de la mise en conformité de la législation et de la pratique avec la convention sur ce point essentiel, pour la continuité nécessaire à l’exercice des fonctions d’inspection du travail, et d’en tenir le BIT informé.
Article 8. Notant que l’accès des femmes et des hommes à la fonction d’inspection du travail est subordonné aux mêmes critères et que la mixité des effectifs est relativement équilibrée, la commission prie une nouvelle fois le gouvernement de communiquer des informations sur la répartition des effectifs par sexe aux différents grades.
Articles 10 et 21 c). La commission note avec intérêt l’augmentation substantielle du nombre d’inspecteurs du travail entre 2000 et 2003 et le projet de recrutement de neuf inspecteurs supplémentaires en 2004. La commission prie le gouvernement de continuer à communiquer des informations à cet égard, tout en précisant la proportion des inspecteurs exerçant des fonctions de contrôle des dispositions légales relatives aux conditions de sécurité et hygiène et de ceux compétents dans les autres domaines couverts. Le gouvernement est en outre prié de communiquer des informations sur le nombre et la répartition géographique des établissements assujettis à l’inspection en vertu de la convention ainsi que sur le nombre de travailleurs couverts.
Article 11. La commission prie le gouvernement d’indiquer de quelle manière il est assuré que les montants alloués aux inspecteurs du travail, en vertu du décret no 53 du 5 juin 1996, pour la couverture de leurs frais de déplacement professionnel, sont révisés de manière àêtre adaptés aux variations du coût de la vie.
Article 12, paragraphe 1 a) et b). La commission note que, selon le gouvernement, les droits et prérogatives prévus par ces dispositions de la convention sont reconnus aux inspecteurs par le seul effet de la ratification de celle-ci. La commission espère toutefois que le gouvernement ne manquera pas de prendre les mesures nécessaires à l’effet de donner une base légale à caractère national (modification législative, règlements, instructions administratives ou autres), en vue d’en faciliter l’exercice et de légitimer ces droits et prérogatives aux yeux des interlocuteurs de l’inspection du travail. Le gouvernement voudra bien communiquer des informations sur tout développement dans ce sens et, le cas échéant, copie de tout texte pertinent.
Article 12, paragraphes 1 c) ii) et 2. La commission note que, selon le gouvernement, l’article 47 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale ne serait pas contraire au paragraphe 1 c) de l’article 12 de la convention. Il soutient ce point de vue en se référant à l’article 38(b) de la même loi qui prévoit que l’inspecteur du travail peut interroger soit seul, soit devant des témoins, l’employeur, les travailleurs de l’entreprise et les dirigeants syndicaux sur toutes les questions relatives à l’application des dispositions légales. La commission tient néanmoins à relever une nouvelle fois que les dispositions de l’article 47 de la loi susmentionnée, dont il découle clairement que la présence de l’employeur ou de son représentant aux côtés de l’inspecteur est obligatoire au cours de la réalisation de la visite d’inspection, ne sont pas conformes à un exercice des pouvoirs d’investigation des inspecteurs dans la mesure définie par la convention. En effet, suivant le paragraphe 2 de l’article 12, l’inspecteur devrait même être autoriséà s’exonérer de l’obligation d’informer l’employeur ou son représentant de sa présence dans l’établissement à l’occasion de la visite, s’il estime qu’un tel avis risque de préjudicier à l’efficacité du contrôle. Le gouvernement est en conséquence à nouveau prié de prendre les mesures nécessaires en vue d’une modification pertinente de la législation et d’en tenir le BIT dûment informé.
Article 14. Selon les informations communiquées par le gouvernement dans des rapports précédents sous cette convention ainsi que sur la convention no 129, la législation nationale ne prévoit pas la notification des accidents du travail ni des cas de maladie professionnelle à l’inspection du travail, mais à la direction générale de prévision sociale, qui compte des inspecteurs chargés de vérifier les conditions de sécurité, d’hygiène et de prévention au travail. Cette notification est faite pour certains accidents de travail et cas de maladie professionnelle tous secteurs confondus. Soulignant, comme elle l’a fait dans le paragraphe 86 de son étude d’ensemble sur l’inspection du travail de 1985, l’importance de la notification des accidents du travail et des cas de maladie professionnelle à l’inspection du travail dans une optique de prévention des risques professionnels, la commission saurait gré au gouvernement de prendre rapidement des mesures permettant que les informations pertinentes soient portées à la connaissance des services d’inspection.
Article 17, paragraphe 2. La commission saurait gré au gouvernement de préciser si, comme prévu par cette disposition, il est laisséà la libre décision des inspecteurs du travail de donner des avertissements ou des conseils au lieu d’intenter ou de recommander des poursuites. Dans le cas contraire, il est prié de prendre des mesures à cette fin.
Article 18. Se référant à ses commentaires antérieurs et notant que le gouvernement ne fait part d’aucun développement tendant à assurer aux sanctions pécuniaires la conservation du caractère dissuasif indispensable pour obtenir le respect de la loi, en particulier dans les situations d’inflation monétaire, la commission invite à nouveau le gouvernement à assurer que des mesures seront prises pour l’établissement d’une procédure suffisamment souple et rapide de révision du montant de ces sanctions.
Articles 20 et 21. Se référant à ses commentaires antérieurs et notant l’espoir exprimé par le gouvernement d’être en mesure d’assurer l’application de ces deux dispositions prescrivant l’obligation pour l’autorité centrale d’inspection de publier et de communiquer au BIT un rapport annuel d’inspection, contenant les informations requises par l’article 21, la commission appelle à son attention le double intérêt d’un tel rapport.
D’un point de vue national, le rapport annuel est essentiel pour apprécier les résultats pratiques des activités de l’inspection du travail. Il permet aux autorités nationales de disposer de données significatives sur l’application de la législation du travail et ses lacunes éventuelles, d’où elles pourraient tirer des enseignements utiles pour l’avenir. La publication du rapport annuel devrait également renseigner les employeurs et les travailleurs ainsi que leurs organisations et susciter leurs réactions dans un esprit constructif.
D’un point de vue international, la communication d’un tel rapport au BIT, dans les délais prescrits par l’article 20, a notamment pour but de permettre aux organes de contrôle de l’OIT de suivre l’évolution de l’application de la convention et d’accompagner par des orientations utiles les efforts déployés par les Membres afin d’en élever progressivement le niveau pour la réalisation des objectifs sociaux poursuivis par l’instrument.
Se référant à ses commentaires antérieurs dans lesquels elle prenait note du rapport du gouvernement pour 2002, de la transmission à ce dernier des observations formulées par la Commission intersyndicale d’El Salvador reçues au BIT le 13 septembre 2002, la commission prend note des informations fournies en réponse à ces commentaires par le gouvernement par courrier du 20 décembre 2002, ainsi que dans son rapport simplifié pour 2004.
La Commission intersyndicale fait part d’un certain nombre de griefs sur la manière dont le gouvernement exécute ses obligations découlant de la ratification des conventions en général et de celle de la présente convention en particulier.
Elle regrette qu’une copie des rapports sur l’application des instruments au titre de l’article 22 de la Constitution ne lui soit pas systématiquement communiquée comme prescrit par l’article 23, paragraphe 3, du même texte. En outre, elle estime que le gouvernement n’a ni la capacité technique ni la capacité opérationnelle nécessaires à la réalisation effective et efficace de l’inspection du travail dans l’agriculture. Les syndicats ne seraient ni consultés ni informés quant aux mesures, projets, actions ou activités envisagées en vue d’instaurer une systématisation de l’inspection du travail dans les entreprises agricoles. Selon l’organisation, l’administration du travail serait même encline à favoriser le patronat dans le cadre de l’exercice des missions d’inspection, des pratiques illicites ayant pu être identifiées en la matière. Le point de vue de la Commission intersyndicale est que le gouvernement viole la convention ou ne l’applique pas.
Dans sa réponse aux commentaires de la Commission intersyndicale d’El Salvador, le gouvernement évoque la mise en œuvre de différents programmes et projets, et notamment l’appui technique et financier du projet MATAC/BIT pour la modernisation de l’administration du travail. En outre, selon le gouvernement, un diagnostic de l’inspection du travail aurait été confiéà une consultante indépendante et aurait permis d’en identifier les aspects positifs ainsi que les carences. Un processus de restructuration organisationnelle et fonctionnelle aurait démarré pour assouplir, rationaliser et professionnaliser le système d’inspection du travail en vue de couvrir les besoins immédiats et à terme et de faire face aux défis imposés par la mondialisation. Au cours de la période allant jusqu’à mai 2003, la Direction générale d’inspection aurait réalisé 20 000 visites de lieux de travail, tous secteurs confondus et, fin juin 2004, 10 000 inspections supplémentaires devraient avoir été réalisées, couvrant ainsi 170 000 travailleurs environ. Des sanctions légales pertinentes auraient été appliquées à l’encontre des employeurs en infraction récalcitrants aux conseils et instructions donnés par les inspecteurs du travail; des inspections «intégrales», ciblant l’application du système de sécurité sociale et de pensions, auraient été réalisées en coordination avec l’Institut d’assurances sociales et la surintendance des pensions; le nombre d’inspecteurs serait passé de 40 en 2002 à 60 en 2003 et devait encore être renforcé par le recrutement de neuf nouveaux inspecteurs en 2004.
Le gouvernement signale par ailleurs la mise en œuvre de mesures énergiques anticorruption, sur la base du principe de «tolérance zéro».
La commission constate que les informations fournies par le gouvernement concernent le système général d’inspection du travail, n’apportent pas les précisions utiles à l’appréciation de son fonctionnement dans le secteur agricole couvert par la présente convention et ne répondent donc pas aux points soulevés par la Commission intersyndicale. Le gouvernement est en conséquence prié de communiquer des informations concernant de manière spécifique et distincte les effets des efforts dont il fait état sur l’éthique de l’inspection du travail (articles 8 et 20 de la convention), ses ressources humaines (articles 9, paragraphe 3; 10 et 11), ses moyens financiers et logistiques (article 15, paragraphes 1 b) et 2), ainsi que sur les activités de contrôle des inspecteurs du travail dans les entreprises agricoles (articles 6, paragraphe 1 a) et c), et 21) et à l’égard des employeurs, des travailleurs et leurs organisations respectives (articles 6, paragraphe 1 b); et 13).
Le gouvernement est en outre prié de communiquer des informations précises et détaillées sur l’évolution du niveau de respect de la législation relevant du contrôle des inspecteurs du travail ainsi que sur la nature des cas de corruption détectés et sur les mesures administratives ou judiciaires prises pour les sanctionner et prévenir leur multiplication.
La commission adresse directement au gouvernement une demande directe portant sur d’autres points.
Inspection du travail et travail des enfants. La commission prend note avec intérêt des activités réalisées dans le cadre du Programme international pour l’éradication du travail des enfants. Elle note, en particulier, la création d’un Comité national pour l’éradication du travail des enfants et la mise sur pied d’un plan national axé sur la collecte des informations; la mise en adéquation de la législation; l’éducation; la création d’alternatives de production pour les parents des enfants travailleurs; l’appui; la sensibilisation; l’élaboration d’une liste des pires formes du travail des enfants. La commission note également la mise en œuvre d’un programme dont l’objectif est d’éradiquer, en une décennie, les pires formes de travail des enfants. Ce programme ayant comme stratégie générale d’offrir une éducation aux enfants concernés, d’appuyer les familles des enfants travailleurs pour l’amélioration de leurs capacités et de promouvoir la création de micro-entreprises en vue d’améliorer les revenus des familles de ces enfants afin qu’elles n’aient pas besoin de recourir au travail des enfants pour survivre, la commission saurait gré au gouvernement de communiquer des informations précises sur le rôle dévolu aux inspecteurs du travail dans la stratégie de lutte contre le travail des enfants et de communiquer des statistiques sur les résultats des activités de contrôle en la matière.
La commission prend note du premier rapport du gouvernement ainsi que du rapport d’activité du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale pour la période comprise entre juin 2001 et mai 2002. Elle prend également note du décret no 682 de 1996 portant organisation et attributions du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale; de la loi no 554 de 1993 sur la formation professionnelle; de la loi no 1263 de 1953 de la sécurité sociale; de la loi no 560 de 1969 portant création de l’Institut salvadorien de développement coopératif; du décret no 24 de 1989 portant règlement interne de l’organe exécutif et du décret no 69 de 1994 portant règlement du Conseil supérieur du travail.
Article 4 de la convention. La commission prie le gouvernement d’indiquer les mesures prises pour faire en sorte que le système d’administration du travail fonctionne de façon efficace et que les tâches et les responsabilités qui lui sont assignées soient convenablement coordonnées.
Article 5. La commission saurait gré au gouvernement d’indiquer les mesures envisagées pour assurer aux niveaux régional et local des consultations, une coopération et des négociations entre les autorités publiques et les organisations d’employeurs et de travailleurs ou, le cas échéant, les représentants d’employeurs et de travailleurs.
Article 7. La commission prie le gouvernement d’indiquer s’il considère que les conditions nationales requièrent l’extension progressive des fonctions du système d’administration du travail aux catégories de travailleurs visés par les alinéas a), b) et d) et le cas échéant, de préciser les mesures prises à cette fin.
Article 10. La commission prie le gouvernement de décrire les moyens matériels mis à la disposition du personnel de l’administration du travail et de communiquer des informations sur les suites données aux recommandations du projet MATAC/OIT en matière de recrutement, de composition, de statut et de conditions de service du personnel de l’administration du travail, et de fournir copie de tout texte ou document pertinent.
La commission prend note du rapport du gouvernement en réponse à ses commentaires antérieurs. Elle prend également note des commentaires de la Commission intersyndicale d’El Salvador (CATS-CTD-CGT-CTS-CSTS-CUTS) sur l’application de la convention reçus au BIT en date du 13 septembre 2002 et transmis au gouvernement en date du 19 novembre 2002. La commission se propose d’examiner le rapport du gouvernement ainsi que les clarifications qu’il est prié de fournir au sujet des points soulevés par l’organisation intersyndicale au cours de la session de 2003.
La commission prend note du rapport du gouvernement, des informations communiquées en réponse à ses commentaires antérieurs ainsi que des documents joints en annexe. Notant par ailleurs que le gouvernement bénéficie dans le cadre du projet MATAC-OIT d’une assistance et d’une coopération technique visant la modernisation de l’administration du travail, elle lui saurait gré de fournir des informations sur l’avancement du projet dans ses aspects touchant à l’application de la convention et de communiquer copie de tout texte adopté en la matière. En outre, se référant à ses commentaires antérieurs, la commission appelle l’attention du gouvernement sur les points suivants.
Article 3, paragraphe 1, de la convention. Notant que, en vertu de l’article 8 j) du décret no 682 du 11 avril 1996 portant organisation et fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale, le ministère du Travail et de la Prévoyance sociale est chargé d’informer les employeurs et les travailleurs en matière d’application des normes du travail. La commission saurait gré au gouvernement de préciser si cette fonction relève, comme prévu par l’alinéa b) de cette disposition, de la compétence des inspecteurs du travail et si, par ailleurs, ces derniers sont légalement chargés, conformément à l’alinéa c), de porter à l’attention de l’autorité compétente les déficiences ou abus qui ne sont pas spécifiquement couverts par les dispositions légales existantes.
Articles 6 et 15. Notant que, selon le gouvernement, la loi sur la garantie d’audition des employés publics non intégrés à la carrière administrative assure aux inspecteurs du travail la stabilité dans leur emploi et l’indépendance vis-à-vis de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue, la commission relève toutefois que, selon le rapport du gouvernement, le respect du principe de discrétion prescrit par l’alinéa b) del’article 15 est assuré par l’application des articles 5 et 41 de la loi sur la fonction publique. La commission saurait gré au gouvernement de fournir des précisions sur la nature et la durée des contrats de travail des inspecteurs du travail et de communiquer copie de la loi sur la fonction publique.
Article 8. Notant avec intérêt que les femmes occupent 43 pour cent des postes de l’inspection du travail et qu’elles participent aux travaux des commissions interministérielles chargées de la protection des femmes travailleuses, la commission saurait gré au gouvernement de fournir des informations sur la répartition par grade et par sexe de l’effectif global de l’inspection du travail.
Article 11. Notant les informations faisant état de l’amélioration substantielle des conditions matérielles de travail des inspecteurs du travail et de la mise à leur disposition de véhicules de service pour leurs besoins de déplacement professionnels, la commission saurait gré au gouvernement d’indiquer le nombre et la répartition géographique des véhicules de fonction dont les inspecteurs peuvent disposer et de communiquer copie du règlement relatif à l’allocation d’une indemnité pour couvrir les frais d’hébergement, de transport et de nourriture auquel se réfère le gouvernement pour illustrer l’application du paragraphe 2 de cet article.
Article 12, paragraphe 1. La commission note que, selon les explications fournies par le gouvernement au sujet de l’application pratique de l’article 38 a) de la loi portant organisation et fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale, les inspecteurs du travail peuvent effectuer des visites d’inspection dans les établissements assujettis à leur contrôle aussi bien de jour que de nuit, mais dans la limite des horaires de travail desdits établissements. La commission voudrait souligner à cet égard la nécessité d’élargir l’exercice de ce droit, conformément à ce que prévoit la convention, à toute heure du jour et de la nuit, et ce sans exclusion des périodes de repos de ces établissements. En effet, certains contrôles techniques ne peuvent se faire que lorsque les machines sont à l’arrêt; en outre, des visites inopinées pendant des périodes de repos des établissements permettent de contrôler l’application des dispositions légales sur la durée du travail et sur l’emploi illégal.
Relevant qu’il n’est pas prévu par la législation, comme prescrit par l’alinéa b), que les inspecteurs du travail sont également autorisés à pénétrer de jour dans les locaux qu’ils peuvent avoir un motif raisonnable de supposer être assujettis au contrôle de l’inspection, la commission voudrait appeler l’attention du gouvernement sur le cas des établissements qui, pour toutes sortes de raisons, n’ont pas été enregistrés et recensés et ne sont donc pas formellement assujettis à l’inspection, mais dans lesquels peuvent néanmoins être occupés des travailleurs dont les droits sont couverts par la législation du travail relevant du contrôle de l’inspection.
Relevant que, suivant l’article 47 de la loi précitée sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale, l’inspecteur du travail ne peut effectuer une visite d’établissement qu’en présence de l’employeur, des travailleurs ou de leurs représentants, la commission estime que cette disposition est contraire au paragraphe 1 c), qui autorise l’inspecteur à effectuer ses interrogatoires soit seul, soit en présence de témoins, et au paragraphe 2 qui prévoit qu’à l’occasion d’une visite d’inspection l’inspecteur du travail peut décider de l’opportunité d’informer de sa présence l’employeur ou son représentant.
La commission espère que le gouvernement ne manquera pas de prendre, éventuellement à la faveur du projet MATAC-OIT, les mesures nécessaires pour que la législation soit modifiée et mise en conformité avec les dispositions des paragraphes 1 et 2 de l’article 12 et le prie de fournir des informations sur les progrès atteints.
Article 18. La commission note que les sanctions applicables dans les cas d’infraction aux dispositions légales visées par la convention sont fixées par l’article 627 du Code du travail et l’article 59 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale. Elle voudrait souligner l’intérêt d’assurer que la valeur des montants des sanctions conserve un effet suffisamment dissuasif, en dépit d’éventuelles dévaluations de la monnaie, pour inciter au respect de la loi et espère que le gouvernement ne manquera pas de prendre des mesures à cette fin, notamment par la détermination d’une méthode appropriée de révision des montants des sanctions.
Articles 20 et 21. Notant que, selon le gouvernement, le rapport d’activités de la Direction générale de l’inspection du travail est officiellement publié dans le rapport d’activités du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale et accessible à tous intéressés, la commission constate toutefois qu’un tel rapport n’est pas communiqué au BIT. Elle espère qu’il le sera dans un proche avenir et qu’il contiendra des informations sur chacun des sujets définis par les alinéas a) à g) de l’article 21.
Inspection du travail et travail des enfants. Notant que le gouvernement a récemment ratifié un mémorandum d’entente du BIT sur l’élimination du travail des enfants, la commission prie le gouvernement de fournir des informations relatives à la traduction dans la pratique de ce texte et d’assurer que des statistiques pertinentes seront incluses dans les rapports annuels d’inspection.
La commission prend note des rapports du gouvernement et le prie de communiquer des informations complémentaires concernant les points suivants.
Article 5 de la convention. Notant que le gouvernement n’a pas fait usage de la possibilité de s’engager par déclaration d’étendre son système d’inspection dans l’agriculture à une ou plusieurs des catégories de personnes énumérées au paragraphe 1 de cet article, la commission le prie d’indiquer, comme prévu au paragraphe 3, dans quelle mesure il est donné suite ou envisagé de donner suite aux dispositions de la convention en ce qui concerne ces catégories de personnes.
Article 6. La commission saurait gré au gouvernement de préciser si d’autres fonctions que les fonctions définies par les paragraphes 1 et 2 de cet article sont assignées aux inspecteurs du travail. Si tel est le cas, elle le prie d’indiquer les mesures prises ou envisagées pour assurer, conformément au paragraphe 3, que ces fonctions supplémentaires ne font pas obstacle à l’exercice de leurs fonctions principales et ne portent pas préjudice à l’autorité et à l’impartialité nécessaires aux inspecteurs dans leurs relations avec les employeurs et les travailleurs.
Article 10. Prière d’indiquer la proportion de femmes au sein de l’effectif de l’inspection du travail dans l’agriculture et de préciser si des tâches spéciales leur sont assignées.
Article 11. Notant qu’il n’est pas assuré, comme prescrit par cette disposition, la collaboration d’experts et de techniciens dûment qualifiés au fonctionnement de l’inspection du travail dans l’agriculture, la commission saurait gré au gouvernement de prendre des mesures à cette fin et de fournir des informations sur ces mesures et sur leur résultat.
Article 14. Notant qu’en raison des contraintes budgétaires les activités d’inspection dans l’agriculture exercées par seulement huit inspecteurs sont suspendues la commission prie le gouvernement de prendre des mesures visant à renforcer cet effectif en tenant compte des prescriptions de cette disposition et de donner des informations sur lesdites mesures ainsi que sur leur impact au regard des activités d’inspection.
Article 16, paragraphe 1 a). La commission note qu’aux termes de l’article 38 a) de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale les inspecteurs du travail ne sont autorisés à pénétrer librement et sans avertissement préalable sur les lieux de travail assujettis au contrôle de l’inspection que pendant les heures normales de travail et non, comme prévu par cette disposition, «à toute heure du jour et de la nuit». Le gouvernement est prié de prendre les mesures assurant que le droit de libre entrée des inspecteurs du travail dans les établissements soumis à leur contrôle ne soit plus limité aux heures normales de travail mais puisse s’exercer à toute heure du jour et de la nuit.
Article 16, paragraphe 3. Notant que, suivant les articles 39 a) et 47 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale, les inspecteurs n’ont aucune latitude pour décider de l’opportunité d’aviser ou non l’employeur ou son représentant de leur présence lors des visites d’inspection, la commission saurait gré au gouvernement de prendre, conformément à cette disposition de la convention, les mesures appropriées à cette fin.
Article 18, paragraphe 2 a) et b). La commission prie le gouvernement de fournir des précisions sur l’application pratique des articles 38 f) et 65 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale.
Article 19, paragraphe 1. Prière d’indiquer si, comme prescrit par cette disposition, des mesures sont prises afin d’assurer que l’inspection du travail soit informée des accidents du travail et des cas de maladies professionnelles survenant dans le secteur agricole. Dans l’affirmative, prière de décrire la manière dont l’information est communiquée. Si tel n’est pas le cas, le gouvernement est prié de prendre les mesures nécessaires à cette fin et de tenir le BIT informé des progrès réalisés.
Article 20 b). Prière d’indiquer les sanctions pénales ou les mesures disciplinaires applicables aux inspecteurs qui, en infraction de cette disposition, révéleraient les secrets de fabrication ou de commerce ou les procédés d’exploitation parvenus à leur connaissance à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.
Article 24. La commission saurait gré au gouvernement d’indiquer les sanctions prévues pour obstruction à l’accomplissement, par les inspecteurs du travail de leurs fonctions.
Article 26, paragraphe 1. Rappelant que le rapport annuel d’inspection devrait être publié et communiqué au BIT dans la forme et les délais prescrits par cette disposition, la commission saurait gré au gouvernement de préciser si le rapport d’activitéélaboré par la Direction générale de l’inspection du travail est officiellement publié et accessible à toute partie intéressée ou, dans le cas contraire, d’assurer que des mesures soient prises à cette fin.
La commission prie en outre le gouvernement de fournir des informations détaillées sur les mesures mises en œuvre ou envisagées pour donner effet, en droit et en pratique, aux dispositions suivantes de la convention: article 6, paragraphe 1 b) et c); article 8, paragraphe 1; article 12, paragraphe 1; article 13; article 15, paragraphe 1 a) et b); article 16, paragraphes 1 b) et c) iii) et 2; article 17; article 19, paragraphe 2; articles 21 et 22. La commission saurait gré au gouvernement de communiquer également copie de tout texte pertinent.
La commission prend note des rapports du gouvernement. Elle demande au gouvernement de lui fournir des informations complémentaires sur les points suivants.
Article 3, paragraphe 1 b) et c), de la convention. Prière d’indiquer les dispositions spécialement prévues dans la législation nationale pour mettre en application ces dispositions de la convention.
Article 6. Prière d’indiquer la manière dont il est prévu de rendre les inspecteurs du travail indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue.
Article 8. Prière d’indiquer la proportion de femmes membres du personnel du service d’inspection et les tâches spéciales qui leur sont assignées.
Article 10. Prière d’indiquer le nombre exact d’inspecteurs du travail et de donner des précisions sur la répartition géographique du personnel du service d’inspection.
Article 11, paragraphes 1 et 2. Prière d’indiquer précisément les mesures prises pour mettre en application ces dispositions de la convention en indiquant quels moyens de transport sont mis à la disposition des inspecteurs pour leur permettre d’exercer leurs fonctions.
Article 12, paragraphe 1 a). La commission constate qu’en vertu de l’article 38(a) de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale les inspecteurs du travail sont habilités à pénétrer librement, sans avertissement préalable dans tout établissement assujetti au contrôle de l’inspection uniquement pendant les heures de travail et non «à toute heure du jour et de la nuit» comme le stipule cette disposition. Le gouvernement est prié d’indiquer les mesures prises ou envisagées pour aligner l’article 38(a) sur cette disposition de la convention.
Article 12, paragraphe 1 b) et c) iv). Prière d’indiquer la manière dont il est donné effet à ces dispositions.
Article 12, paragraphe 2. La commission note, que suivant les articles 39(a) et 47 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale, les inspecteurs ne sont pas libres de décider de ne pas notifier à l’employeur ou à son représentant leur présence. Le gouvernement est prié d’indiquer les mesures prises ou envisagées pour harmoniser les dispositions de la loi avec la convention de telle sorte que les inspecteurs puissent librement décider de l’opportunité de notifier ou non à l’employeur ou à son représentant leur présence à l’occasion des visites d’établissements.
Article 13, paragraphe 2 a) et b). Prière de fournir des informations sur l’application pratique des articles 38(f) et 65 de la loi sur l’organisation et les fonctions du secteur du travail et de la sécurité sociale.
Article 14. Prière d’indiquer si, et le cas échéant de quelle manière, la Direction générale de l’inspection du travail est informée des accidents du travail et des cas de maladie professionnelle.
Article 15 b). La commission prie le gouvernement d’indiquer les sanctions pénales ou les mesures disciplinaires prévues pour le cas où un inspecteur du travail révélerait des secrets de fabrication ou de commerce ou des procédés d’exploitation dont il aurait pris connaissance dans l’exercice de ses fonctions.
Article 16. Prière d’indiquer les mesures précises garantissant une périodicité adéquate et le sérieux des visites d’inspection.
Article 17, paragraphe 2. Prière d’indiquer si, et le cas échéant de quelle manière, il est donné effet à cette disposition dans la législation nationale.
Article 18. Prière de donner des informations sur les sanctions pénales prévues en cas d’obstruction faite aux inspecteurs du travail dans l’exercice de leurs fonctions.
Article 20, paragraphe 1. Prière d’indiquer si le rapport sur les activités de la Direction générale de l’inspection du travail est officiellement publié et s’il peut être consulté par toute partie concernée.