|
| L’organisation plaignante allègue que la force publique a réprimé violemment des manifestations syndicales (accompagnées par des associations de paysans et d’autres organisations de défense des droits de l’homme) en mars 2005, réalisées pour protester contre la signature d’un traité de libre-échange, ce qui a entraîné la mort de quatre travailleurs (dont un dirigeant des travailleurs agricoles) et 11 blessés, et que l’on aurait délivré des mandats d’arrêt à l’encontre des dirigeants syndicaux, que l’on aurait empêché le départ du pays du coordinateur de la Commission et bureau juridique de l’UNSITRAGUA et que le Président de la République aurait utilisé les médias pour se référer aux dirigeants syndicaux dans des termes injurieux. De surcroît, l’organisation plaignante allègue des licenciements antisyndicaux à Ingenio Magdalena SA, ferme El Cóbano (elle allègue également que les dirigeants de cette entreprise ont introduit un recours contre la décision qui a accordé la personnalité juridique au syndicat de l’entreprise et que l’autorité administrative a tranché le recours en faveur de l’entreprise de manière irrégulière), à la municipalité d’El Tumbador, San Marcos, à la municipalité de San Juan Chamelco, département d’Alta Verapaz et au sanatorium antituberculeux San Vicente. Enfin, l’organisation plaignante allègue la fermeture de l’entreprise Bocadelli SA après la présentation, par le syndicat de l’entreprise, d’un projet d’accord collectif sur les conditions de travail.
|
|