Préambule
La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail,
Convoquée à Genève par le Conseil d’administration du Bureau international du Travail, et s’y
étant réunie le 2 juin 2025, en sa 113e session,
Rappelant l’obligation solennelle que l’Organisation internationale du Travail tient de sa
Constitution de seconder la mise en œuvre, parmi les différentes nations du monde, de programmes
propres à réaliser une protection adéquate de la vie et de la santé des travailleurs dans toutes les
occupations,
Rappelant qu’un milieu de travail sûr et salubre a été inclus dans le cadre des principes et droits
fondamentaux au travail de l’OIT par la Conférence internationale du Travail à sa 110e session (2022),
Considérant que l’objectif est d’établir un cadre juridique pour le respect, la promotion et la
réalisation du principe et droit fondamental à un milieu de travail sûr et salubre en ce qui concerne les
dangers biologiques, y compris des dispositions pour la préparation et l’intervention en vue d’une
gestion efficace des situations d’urgence liées aux dangers biologiques dans le milieu de travail, compte
tenu des dangers et des risques émergents ou réémergents,
Soulignant l’importance de promouvoir à l’échelle internationale la cohérence des politiques et la
coopération en matière de prévention des maladies et des lésions causées par les dangers biologiques
dans le milieu de travail,
Reconnaissant la pertinence de la convention (no 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs,
1981, et de la convention (no 187) sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail, 2006,
considérées comme étant des conventions fondamentales au sens de la Déclaration de l’OIT relative
aux principes et droits fondamentaux au travail (1998), telle qu’amendée en 2022, ainsi que la pertinence
du protocole de 2002 relatif à la convention no 155 et de la convention (no 161) sur les services de santé
au travail, 1985,
Notant qu’il est nécessaire de réviser la recommandation (no 3) sur la prévention du charbon,
1919, et de combler la lacune existant dans la couverture des normes internationales du travail
s’agissant des autres dangers biologiques dans le milieu de travail,
Notant que la présente convention constitue le premier instrument international qui traite
spécifiquement des dangers biologiques dans le milieu de travail à l’échelle mondiale,
Soulignant la nécessité de promouvoir une gestion efficace de la sécurité et de la santé au travail
en ce qui concerne les dangers biologiques dans le milieu de travail grâce à des moyens et à des
mesures mettant en collaboration les acteurs concernés, y compris les autorités chargées de la santé
publique et de la sécurité et de la santé au travail et les organisations d’employeurs et de travailleurs,
dans le cadre de leurs domaines de responsabilité respectifs,
Après avoir décidé d’adopter diverses propositions relatives à la protection de la sécurité et de la
santé au travail contre les dangers biologiques, question qui constitue le quatrième point à l’ordre du
jour de la session,
Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une convention internationale,
adopte, ce 13 juin 2025, la convention ci–après, qui sera dénommée Convention sur les dangers
biologiques dans le milieu de travail, 2025: