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Demande directe (CEACR) - adoptée 1996, publiée 85ème session CIT (1997)

Convention (n° 111) concernant la discrimination (emploi et profession), 1958 - Tchéquie (Ratification: 1993)

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La commission prend note des informations communiquées par le gouvernement dans son premier rapport qui est arrivé trop tard pour être examiné par la commission à sa dernière session.

1. Discrimination fondée sur le sexe. La commission note avec intérêt que, d'après les statistiques 1970-1991 fournies par le gouvernement dans son premier rapport, un nombre croissant de femmes terminent le cycle secondaire supérieur avec une formation technique. Elle relève cependant, à la lecture du rapport, que les années quatre-vingt ont été marquées par une stagnation du niveau des emplois occupés par les femmes, due apparemment à la réticence des employeurs de recourir pleinement aux qualifications pédagogiques des femmes. Ainsi, un microrecensement effectué en 1984 a montré que 25 pour cent des femmes diplômées n'avaient jamais été employées dans la profession pour laquelle elles avaient obtenu leur qualification. Le gouvernement indique dans sa réponse que ces dernières années les femmes ont eu davantage de possibilités pour étudier dans un choix plus vaste de disciplines au niveau universitaire et dans les centres de formation; d'après le gouvernement, il a été remédié à cette lacune du système, lequel ne disposait que d'un petit nombre d'établissements de formation pédagogique pour femmes; ainsi ont été créées, à titre expérimental, six écoles spécialisées pour filles, qui proposent un enseignement secondaire complet jusqu'à l'examen de sortie. Dans le troisième cycle, les femmes sont généralement plus nombreuses que les hommes dans des disciplines comme les sciences sociales et les sciences humaines, mais certaines écoles spécialisées (telles que les études de médecine, pédagogiques et de bibliothécaire) ont enregistré une augmentation du nombre d'étudiantes. Cette ségrégation dans la formation se retrouve dans les emplois et les professions, les femmes étant plus nombreuses dans certains domaines tels que l'enseignement dans les écoles primaires. D'après le gouvernement, cette situation s'explique non pas par le fait que l'on exigerait des conditions différentes selon le sexe, mais par le libre choix et les centres d'intérêt dominants des individus.

2. La commission renvoie le gouvernement aux paragraphes 38 et 97 de son Etude d'ensemble sur l'égalité dans l'emploi et la profession, 1988, où il est expliqué que les notions archaïques et stéréotypées quant au rôle respectif des hommes et des femmes étaient, dans une large mesure, à l'origine de la ségrégation professionnelle au détriment des femmes, qui se voient assigner des emplois "typiquement féminins", ce qui compromet la réalisation de l'objectif d'égalité de chances et de traitement. Au paragraphe 98 de cette étude, la commission a souligné que certains pays ont introduit des mesures spéciales pour enrayer cette tendance à la "féminisation" de certaines professions. La commission prie le gouvernement de fournir, avec son prochain rapport, des informations sur la question de savoir si des études sont en cours pour sensibiliser les filles, les jeunes femmes et le grand public à l'éventail de disciplines de formation et aux possibilités d'emploi au-delà du travail "typiquement féminin". Elle souhaite également recevoir des données statistiques plus récentes sur les proportions de femmes et d'hommes dans les diverses branches d'études, dans les divers postes et dans les diverses professions.

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