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Observation (CEACR) - adoptée 2024, publiée 113ème session CIT (2025)

Convention (n° 100) sur l'égalité de rémunération, 1951 - Singapour (Ratification: 2002)

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Observation
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Articles 1 et 2 de la convention. Évaluer et traiter l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. La commission note que le gouvernement n’a pas répondu aux demandes précises qu’elle avait formulées dans son observation précédente. Elle reconnaît néanmoins les efforts déployés par le gouvernement pour remédier aux disparités salariales entre hommes et femmes au moyen d’initiatives telles que les directives tripartites pour des pratiques équitables en matière d’emploi et de campagnes de sensibilisation du public menées par l’Alliance tripartite pour des pratiques équitables en matière d’emploi (TAFEP). Ces directives mettent l’accent sur une rémunération équitable fondée sur les capacités, les performances et l’expérience, et l’introduction de normes tripartites sur les modalités de travail flexibles et d’autres pratiques en matière d’emploi sont considérées comme des mesures positives. La commission prend note que le gouvernement, dans son rapport, indique que l’écart de rémunération non ajusté entre femmes et hommes a diminué, passant de 16,3 pour cent en 2018 à 14,3 pour cent en 2023, tandis que l’écart ajusté, tenant compte de facteurs tels que la profession et l’éducation, s’est réduit de 6,7 à 6 pour cent au cours de la même période, la ségrégation professionnelle demeurant un facteur important. Malgré ces efforts, la commission note la persistance des disparités de salaire entre les femmes et les hommes, en particulier dans les secteurs à prédominance féminine, ainsi que les difficultés liées aux responsabilités familiales qui affectent la progression de carrière des femmes. La commission observe que le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes des Nations Unies (CEDAW) prend note de l’allongement du congé de paternité, qui passe de deux à quatre semaines sur une base volontaire en 2024, mais se dit préoccupé par le fait que les pères ont un recours limité au congé de paternité et que les soins non rémunérés représentent une charge disproportionnée pour les femmes, ce qui constitue un obstacle à leur participation à la vie économique (CEDAW/C/SGP/CO/6, 6 juin 2024, paragraphe 43). La commission note avec préoccupation l’absence de mesures législatives concrètes visant à faire respecter le principe de l’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un travail de «valeur» égale. La commission prie donc instamment le gouvernement d’engager des réformes législatives afin de mettre en œuvre le principe de la convention et d’intensifier ses efforts pour s’attaquer aux causes profondes de l’écart de rémunération entre hommes et femmes, notamment la ségrégation professionnelle et les stéréotypes de genre. Le gouvernement est prié de fournir des informations sur les mesures prises ou envisagées à cet égard. La commission prie également le gouvernement de fournir des données statistiques actualisées sur les disparités salariales, ventilées par secteur d’activité et par profession, afin d’évaluer les progrès accomplis et d’identifier les domaines nécessitant des mesures supplémentaires.
La commission soulève d’autres questions dans une demande qu’elle adresse directement au gouvernement.
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